Confinés, reclus, assignés à résidence dans un appartement haussmannien du 8ème arrondissement ou un hôtel particulier du 7ème...

Suspendus au bon vouloir du beau-frère du cousin d’un camarade de promo dont le fils travaillerait dans un centre de vaccination pour espérer un passe-droit ouvrant l’hypothèse d’aller se faire pfizeriser ou même astrazéniquer avant les autres,

Contraints de se faire à manger tout seul, voir de devoir faire soi-même son ménage depuis que la bonne, qui habite en banlieue ne peut plus venir le faire à notre place….

Il était temps de parler de la douleur des nantis dans une crise sanitaire qui n’épargnera donc personne dans un bobini spécial « ça sert à quoi d’être riche, si c’est pour avoir une vie de pauvre ? » 

Jingle Bobini

Je pense tout le monde a oublié qu’on appelle ça des bobinis en hommage à l’époque ou Thomas Legrand faisait « des bobino », je suis sûre même Thomas Legrand il a oublié. 

Ah quelle époque mes amis, quelle époque

Je sais pas si vous vous souvenez de ce temps où les nantis du système “médiaticorrompus“ passaient leurs soirées à patauger dans le cavïïïaarrr avec les nantis de la finance mondialisée, les lobbies “militarozindustrieux zé“ les politiques vivant dans leurs bulles… de champagne hors de prix. 

Pour comparer, aujourd’hui le scandale qui traverse la caste des privilégiés se gobergeant dans leurs privilèges et leurs passe-droits, c’est un déjeuner réunissant Brice Hortefeux et Alain Duhamel !!! Le tout en tête à tête, autour d’un plat de coquillettes trop cuites, baignant dans l’huile de truffe tiède, dans un appartement transformé en restaurant clandestin du 8ème arrondissement !!!

Je veux pas dire mais on est assez loin des soirées coke et putes de l’époque Canal, des après-midi tout nu dans la mousse sur les plages de Saint-Tropèze, ou des nuits David et Bernard Guetta dans la fièvre d’Ibiza où Nicolas et Léa vous aviez je crois vos habitudes…

Non, aujourd’hui quand tu veux tout casser, braver l’interdit et transgresser la bienséance et l’ordre établi, quitte à prendre des risques pour toi, pour les tiens et pour les autres, quitte à devoir encombrer les quelques respirateurs encore disponibles : C’est pour un tête-à-tête avec Brice Hortefeux ou Alain Duhamel à 100 patates la coquillette !!!

Non mais t’imagines la loose. A ce rythme-là faudra un carton d’invitation pour aller s’enfiler un merguez-purée dans un restauroute désaffecté dans la zone industrielle de Mourmelon. 

Et le pire c’est qu’il y en a encore pour les envier, pour c’est toujours les mêmes qui profiterollent pendant que nous les pauvres on suce des cailloux.  Alors que l’on devrait tous remercier Dieu, le soleil, les oiseaux et sa mère de nous épargner ces privilèges. 

Et puis quels privilèges ?  

En 50 ans, on est passé du yacht d’Onassis, à celui de Bolloré, des diamants de Bokassa à la piscine de Takkiedine, et maintenant on est passé du canneton chalandais à la Royale de la Tour d’argent aux pâtes en loose-dé façon chef Leroy dans un F4 désaffecté.

Ces déjeuners clandestins sont au maximum de l’échelle de la Hchouma, et je sais ce que vous allez dire, que si je dis tout ça, c’est par jalousie parce que moi je n’ai jamais été invitée à une soirée, un déjeuner, ni même à une partouze clandestine. 

Oui, c’est vrai mais reste à savoir si c’est plus la honte de ne jamais avoir été invitée ou de se faire gauler à un déjeuner clandestin avec Hortefeux… Je crois que la question elle est vite répondue !

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