Ce matin, Sophia Aram nous parle de fessée...

La fessée : nom féminin désignant un châtiment corporel consistant à administrer une série de coups à main nue ou à l’aide d’un instrument sur la partie charnue du postérieur dénudée ou non, du récipiendaire en vue de le corriger, et dont l’usage tend heureusement à se raréfier, en raison du caractère violent et humiliant surtout lorsque celle-ci est pratiquée sur des enfants. 

Et bien figurez-vous que vendredi dernier, la fessée a refait une apparition triomphale et salvatrice dans l’hémicycle du conseil régional de Bourgogne lorsque Jérôme Durain prit la parole pour infliger cette immense, oh, non, que dis-je ? Cette monumentale raclée sur le séant de l’impétrant gougnafier répondant au nom de Julien Odoul et dont l’unique fait d’arme fut…

D’attaquer une maman devant ses enfants, c’est un fait d’armes qui est glorieux vraiment ? La prochaine fois vous allez piquer un goûter à un gosse ? 

Oh, la, la, la, mes amis, mes amis, mais ce n’est qu’un début, mais qu’est-ce qu’il va lui mettre une branlée magistrale !

La vraie, la pure, la colossale raclée. 

De celle qu’il convient de distinguer de la simple gifle, du bourre-pif, ou de la pichenette rhétorique, par la portée à la fois politique, morale et profondément éducative de cette correction, qui a en plus le mérite d’être exemplaire et remarquablement exhaustive, car pendant près d’une vingtaine de minutes tout y passe. 

La tartufferie de l’élu frontiste invoquant l’exemplarité des élus tout en rappelant que ce dernier faisait l’objet d’une…

Mise en examen pour recel de détournement de fonds publics dans l’affaire des assistants du FN au Parlement européen, ça doit être ça l’exemplarité des élus.

L’imposture morale, du même Julien Odoul qui se pose en parangon de la laïcité alors que…

C’est vous qui écrivez à la Présidente de Région pour demander qu’il y ait des crèches dans l’Hôtel de région en disant que la naissance du Christ fait partie de notre identité 

L’indécence d’un comportement victimaire et violent à la fois ; son racisme au petit pied. Tout, absolument tout y passe.

Mais c’est encore sur l’incapacité de l’élu d’extrême-droite à tenir son rôle de représentant politique que la fessée claque avec la justesse et la violence qui convient au séant de celui qui restera à jamais dans l’histoire comme le plus illustre empaffé d’une extrême-droite qui en compte déjà un certain nombre, pour ne pas dire un nombre certain. 

Est-ce que vous êtes allés voir les salariés d’Altifort, on vous croise parfois dans les cours de fermes. Tous ceux que vous prétendez défendre, ils vous voient quand? Vous êtes les cadors des plateaux télévisés mais sur le terrain, quand il s’agit de proposer des solutions, il y a quoi, Y a rien Mr Odoul, il y a rien, il y a le vide, vous êtes des nains.

On peut dire que Jérôme Durain a administré une fessée à l’ancienne, dont le classicisme désuet n’en appelle pas moins au respect dû à la nécessité d’être administrée.

Une rouste qui interdit toute forme de compassion à l’égard de l’empaffé tartuffe tant elle porte en elle la justesse d’une correction dont la conclusion s’impose : 

« Eh bien, il l’a vraiment pas volée celle-là ! »

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