Aujourd’hui pour sortir d’une des plus importantes crises sociales que notre pays ait connues...

Je vous ai concocté un petit Bobini de derrière les barricades, un espace de décryptage des intérêts différenciés dont les antagonismes structuraux et néanmoins contradictoires s’expriment dans une intrication de rapports de forces conduisant à un blocage réclamant la nécessité d’être décryptée. 

En d’autres termes, “une pause s’impose“ comme on dit chez Vinci autoroute.

Jingle Bobini

La France va mal.

Voilà.  

C’est dans ce contexte de crise, de tensions et de divisions, de revendications et autres coups de matraques dans la gueule qu’il semblerait que les idées du Rassemblement national finissent par rassembler de plus en plus d’intention de votes sans préméditation ou de « si ça continue comme ça je vote Le Pen » sans intention de me suicider. 

Il est donc temps de décrypter les solutions proposées par l’extrême-droite, à commencer par ce rappel du positionnement du RN sur la réforme des retraites en générale et concernant l’épineuse question de l’âge pivot en particulier, avec une contribution à ce micro de Jordan Bardella, attention tendez l’oreille et concentrez-vous, c’est un peu technique…

Euh, nouuus l’avions dit depuis le départ, l’âge pivot pourrait s’appeler l’âge pipeau. 

Voilà.

Une proposition concise et claire, facile à retenir et dont le mérite est de nous permettre d’entrevoir les multiples promesses d’un programme robuste s’inscrivant dans un cadre idéologique cohérent et dont on devine ici les principales déclinaisons :

« Le chômage c’est dommage » 

« La crise ça me les brise » 

« La planète j’m’en bats les steaks »

Sans oublier l’indémodable : « les bougnoules ça me soûle » 

Qui permettra au Rassemblement national de s’inscrire dans la continuité du grand barnum initié par Le Pen père et dont Marine fait vivre l’héritage dans la tradition des plus grands cirques populistes.

Mais… le pire n’étant jamais certain, force est de reconnaître qu’il ne fût pas décevant lorsque jeudi dernier Marine Le Pen exprimant ses vœux à la presse pour 2021 nous fit l’annonce de sa candidature pour 2022, nous dévoilant au passage les grandes lignes d’un programme qui a visiblement toutes les chances d’animer le second tour, voir plus si affinité. 

Ma décision a été réfléchie mais elle est prise. Mon projet est d’aller vers un, un projet d’unité nationale, autour d’un grand dessin français, d’un grand projet fédérateur, qui puisse réunir les français d’où qu’ils viennent, d’un projet de grande alternance. Pour remettre le pied, le pays pardon, sur pied

Ce qui lui laisse deux ans et demi pour savoir où est-ce qu’elle veut mettre le pied. 

Deux ans et demi pour savoir vers quel projet va son projet et surtout pour faire ce grand dessin, parce que comme chacun sait, si tu n’arrives pas à le dire, dessine le, peut-être c’est plus facile et surtout ça nous permettra d’en savoir un peu plus sur ce projet allant vers un grand projet pour un grand dessin pour une grande alternance, je nous souhaite à toutes et à tous beaucoup de chance, parce qu’il va nous en falloir beaucoup pour que l’on puisse s’en sortir avec ça. 

Et comme disait le regretté Wolinski : « la campagne c’est bien, pour ne penser à rien ».

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