Et voilà tout finit par arriver, nous sommes bien le 23 décembre, Radio France est toujours debout, Noël est dans toutes les bouches et les étoiles continuent de briller dans la moiteur tiède d’un hiver définitivement trop chaud pour la planète et nos doudounes.

C’est pourquoi aujourd’hui, moi, la tata Fatiha de tous les français de France, de Navarre et de sa banlieue, j’ai décidé d’enfiler mon chapeau de mère Noël pour vous concocter un petit Bobini plein de clochettes que vous allez entendre tintinabuller, un Bobini descendu par la cheminée, un Bobini de : On va faire la fête quand même !!!

Après une année éreintante, une année de colères et de « je suis pas content », une année de « ho ça va oui mais ça suffit quand même », nous voilà enfin arrivés à ce moment béni des Dieux et de la crème pâtissière, que l’on appelle : la trêve des confiseurs. 

Une occasion rêvée de faire un break – comme on dit dans la start-up nation et de se farcir une dinde ou sa belle-mère si elle a réussi à prendre le train. La belle mère, pas la dinde.

Mais revenons à l’essentiel, Noël c’est avant tout l’anniversaire d’un enfant, né d’une mère porteuse à la suite d’une procréation médicalement assistée, dans un environnement non stérile, sans péridurale, il y a de ça un peu plus de deux mille ans ce qui force notre respect au moins autant que notre bon sens. 

Mais quelle idée d’aller accoucher dans une étable ? Pourquoi entamer un road trip avec une femme enceinte jusqu’à la gorge ? Pourquoi avoir préféré Bethléem plutôt que la polyclinique de Nazareth dont le service néonat disposait d’un personnel qualifié et motivé par des conditions de travail qui n’avaient pas encore subi l’impact du surendettement hospitalier ?

Autant de questions restées sans réponses, noyées dans l’amnésie générale de la magie de Noël qui cette année encore tombe à point nommé pour permettre à des millions de français de passer de « T’en penses quoi de l’âge pivot ? » à 

« - Au fait, tu mets quoi dans ta farce ? 

- De la fécule de maïs, comme ça elle est moins grasse.

- Ahhh d’accord ».

Une trêve quoi… Hors du temps, du réchauffement climatique et du tiers provisionnel à attendre qu’un vieux barbu de trois fois l’âge pivot vienne s’amenuiser l’espérance de vie en s’astiquant le fond de culotte d’un déguisement élimé pour nous déposer une boite de chocolats nappés à l’huile de palme et les invendus du black Friday en surstock chez Amazon. 

D’où cette question centrale d’un bobini résolument de gauche :

Quid de la retraite du Père Noël ? 

Comment se fait-il qu’après toutes ces années, le coefficient de pénibilité d’un travail saisonnier et de nuit, le tout en jours fériés, n’ait pas encore permis à ce chibani de prendre une retraite bien méritée ? 

Il faut aider le Père Noël à prendre sa retraite !

Voilà,  c’était le message que je voulais faire passer dans ce bobini, un message qui j’espère accompagnera la quiétude de ces fêtes de fin d’année que je vous souhaite pleine de joie dans les cœurs et de bûches dans l’assiette de ta sœur et non pas le contraire.

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