Sophie Aram se moque gentiment de tous les Français qui ont un avis sur la maladie qui nous touche, sur la gestion de crise...

Moi, je ne sais pas trop vous dire comment ça se passe le confinement parce que moi, quand ça a commencé ce confinement, je n'étais pas prête. Pas prête pour les apéros WhatsApp, les Scrabble en facetimes, la fête de la musique sur Instagram, de tous les confinés qui ont sorti leur guitare, leur accordéon.

Franchement, je ne dis pas que Julien Lepers, chante mal. Je dis juste que je n'étais pas prête. Moi, je n'étais pas prête non plus à lire le journal d'un confiné de tout ce que la Terre compte de plumitifs en stage Natascha Kampusch dans leur maison de vacances. Je n'étais pas prête. Certains et certaines ont du talent. 

Ce n'est pas le problème. Je  n'étais simplement pas prête, mais c'est pour ça, à moi, du coup pour éviter de tourner en rond, comme tous ceux qui s'ennuient à la maison, j'ai monté ma propre cellule de gestion de crise. 

Un boulot de dingue. Je suis épuisé entre les études épidémiologiques, les statistiques de dispersion virale, l'analyse comparée des protocoles de soins. Plus je lis, moins je comprends. Surtout que la moitié est écrit en chinois le temps de faire du copier coller sur Google Translate, on a plus vite fait d'apprendre le mandarin. 

Mercredi, Ali, coup de bol, je suis tombé sur la vidéo du professeur Raoult sur les essais cliniques de la chloroquine. Coup de bol, surtout parce que c'était en français, le temps de me faire un avis sur la fiabilité du mec, d'intégrer la question des effets secondaires de la chloroquine et d'apprécier la solution thérapeutique interne bénéfices, risques classiques. Et vous savez quoi ? J'ai failli rater la polémique sur le manque de masque...

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