Pour cette dernière chronique de l’année, avant que la grille d’été ne vienne bercer la douceur de la trêve estivale...

 Avant que Nicolas Demorand ne se réconcilie avec son horloge biologique et Laurence Bloch avec son coloriste, avant que Léa Salamé n’aille se dorer la pilule sur une plage de Copacabana pendant que Thomas Legrand remettra de l’ordre dans sa pile de catalogues de la Camif et de… pantalons en velours côtelé.  

Avant que Bernard Guetta ne présente enfin son frère David à Augustin Trapenard au cours d’une soirée mousse animée par Claude Askolovitch et Sonia de Villers occupés à comparer leurs pilules d’extasie.

Bref, avant l’été quoi, et bien j’aimerais rendre hommage à un homme qui après avoir fait les grandes heures du RPR s’est révélé cette année comme l’un des rares acteurs de la vie publique capable d’incarner la résistance au repli sur soi, au racisme, à la ségrégation et la haine de l’autre, des pauvres, des réfugiés… 

Et en gros, à tout ce qui fait notre délicieuse époque.

Cet homme, je n’imaginais pas le dire un jour et bien je vous le dis aujourd’hui c’est Jacques Toubon. 

Musique

Mister Jack All Good, signore Tutti Béné, senior todo bueno, Sidi Kulchi meziane… Oh putain… Jacques fucking Toubon. 

Oh Jacques, cher Jacques, il faut que je t’avoue, à chaque fois que tu ouvres la bouche, je fonds. 

J’ai des bouffées d’amour et bizarrement comme toujours lorsque j’aime, j’ai la culotte qui palpite.

Jacques Pas plus tard qu’hier, lorsque tu déclarais dans le JDD, simplement qu’il fallait accueillir l’Aquarius et étudier les situations ensuite. Avant de dénoncer la peur et l’idée fausse d’une submersion migratoire. Mais Jacques, je te kiffe. 

Lorsque tu rappelles que lutter contre l’invisibilité des personnes dont les droits sont bafoués est un combat essentiel : mais comment je te surkiffe !

Lorsque tu t’emportes en commission des lois de la l’assemblée nationale en disant:

Extrait : « les droits fondamentaux ce n’est pas dans l’ether, les droits fondamentaux c’est sur les trottoirs du boulevard de la Villette » 

Et bien il faut que je te l’avoue… Tu m’excites. 

Comment te le dire autrement, tu me fais triper grave ma race. 

La constance de tes actions, de tes déclarations, ta capacité à défendre nos droits, les droits de chacun et à faire vivre nos principes… C’est simple dans l’ère du temps ça fait l’effet d’un bouquet de roses capable de résister dans une fosse à purin. 

Les deux pieds dans la merde de l’époque et la tête solidement ancrée dans les valeurs républicaine, tu rappelles inlassablement, infatigablement ce que sont nos droits fondamentaux, en dehors de toute interprétation compassionnelle et autres calculs politiques moisis face à un appareil d’État muet, incapable d’agir clairement après tant de renoncements et de mornes capitulations dans le secret espoir d’endiguer les idées de l’extrême droite en les mettant d’ores et déjà en application. 

Alors Jaques, il faut que je te le dise. Je t’aime. Je ne sais pas ce que tu fais cet été, mais prends soin de toi, mange léger, fais du sport et reviens-nous en forme, parce que tous ceux qui en France, sont encore attachés aux principes que tu défends, ont cruellement besoin de toi. 

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