Ce matin Sophia revient sur la mort de Al Baghdadi, chef de l’état islamique

Je me souviens, le jour de la mort de Ben Laden, vers 5 heures du matin, j’avais été réveillée par Marion Lelay de la rédaction de France inter qui m’avait annoncé qu’Oussama Ben Laden était mort.

Pas tout à fait réveillée, j’avais répondu que c’était gentil de me prévenir, mais qu’il n’était  de ma famille et qu’il était inutile de me téléphoner dès qu’un arabe trouvait la mort… jusqu’à ce que je comprenne qu’elle me prévenait gentiment qu’il fallait que je réécrive ma chronique en intégrant l’information. 

Alors inutile de vous dire que pour Al Baghdadi ma nécro était déjà archi-prête, surtout que ça fait trois fois que je la sors et que je la remets dans ma culotte… d’où je viens de la ressortir, je peux ?

Alors qui était Ibrahim Awwad Ibrahim Ali al-Badri al-Samarraï ? 

D’abord, un mec qui a un nom beaucoup trop long…  Et qui a choisi pour diminutif Abou Bakr al-Baghdadi al-Husseini al-Quraychi, sans même s’apercevoir qu’il s’agissait là d’un diminutif qui ne diminue pas grand-chose.

Dès lors, comment en vouloir à sa troisième épouse qui contrairement à la deuxième et à la première qui l’appelaient affectueusement… Abou’d’chou, qui choisit quant à elle, le surnom de backrounet avant de finir lapidée après avoir tenté un obscure jeu de mot en l’appelant Abou back-room.

Parce que voyez-vous, ce qui semble confirmé par les quelques portraits de l’intéressé, Al Baghdadi n’était pas franchement porté sur la déconne en général et particulièrement lorsqu’il s’agissait de sa petite personne.

Une enfance marquée par le triplement de sa maternelle, une incontinence tardive et un micro-pénis qu’il tentera plus tard de dissimuler derrière un pubis broussailleux; après avoir échoué aux examens d’entrée dans l’armée irakienne, sans bagage ni avenir, le jeune Al Baghdadi se tourna logiquement vers le fondamentalisme religieux parce que c’est bien connu lorsque tu n’es rien, il te reste toujours la possibilité de croire en quelque chose pour tenter d’atteindre ton rêve, ton projet de vie, ton graal : acheter une Rolex en plaqué or et vivre reclus dans un tunnel !!! C’est vous dire la flèche. 

Le peu de témoignages de ceux qui l’ont croisé pendant ses études religieuses décrivent un homme timide, sans charisme et dont la seule particularité était de lutter contre l’épilation d’arborer une barbe rousse et brune lui donnant des faux airs de marbré chocolat-orange surplombée par des yeux de veau dont l’intensité témoignait d’une activité cérébrale entre l’huître séchée et le mouton halal mort. 

En 2010, Al Baghdadi s’autoproclame calife à la place du calife rejoignant ainsi la destinée de ses illustres prédécesseurs, Iznougoud et Haroun Al Poussah, dont il se distinguera pourtant en ajoutant la violence au grostesque.   

Bref, un profil de leader, qui, s’il ne s’était pas déguisé en chef religieux, aurait dû terminer sa carrière dans un vidéo club avec pour seule préoccupation de faire le choix douloureux entre VHS et betamax, ce qui démontre la propension du fondamentalisme religieux à faire de n’importe quelle courge, un leader de droit divin recherché par toutes les armées du monde. 

Ce qui est maintenant chose faîte et ce pile au moment où, la Turquie, les États-Unis et la Russie semblent s’être mis d’accord pour recréer les conditions idéales pour donner une deuxième chance à tous les neuneus qui avaient rejoint ce débile, de remettre en route l’entreprise mafieuse qui les réunit. 

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