Vendredi dernier l’humoriste Christine Berrou officiant sur Europe 1, une radio de moins en moins concurrente mais néanmoins amie, enregistrait une chronique dans laquelle et selon ses propres mots, elle glissa une « vanounette » sur Eric Zemmour...

Qu’à sa grande surprise sa hiérarchie lui demanda de retirer, en précisant : « si besoin tu peux appeler pour en discuter ».

Un « si besoin » qui pèse une tonne, tant il semble « évident » pour sa hiérarchie qu’il n’est plus du tout question depuis que Vincent Bolloré a obtenu le contrôle du groupe Lagardère et donc d’Europe 1, de faire la moindre « vanounette » sur Eric Zemmour. Rien, nib, queudale, walou, tu touches pas au teigneux multirécidiviste.

C’est comme ça au pays de Bolloré, le Zemmour est une espèce protégée. Un peu comme les pandas. Une petite chose fragile qu’il convient d’abriter des sarcasmes et des médisances à l’intérieur d’un parc naturel, composé de Cnews, C8, Canal et peut-être Europe 1. 

Une réserve naturelle de timbrés du propulisme ultra-droitier dans laquelle Bolloré protège les petits Zemmour le temps qu’ils se reproduisent et qu’on puisse les réintroduire dans leur milieu naturel : une France repeinte aux couleurs du Rassemblement national. 

C’est rien, c’est juste un programme de réintroduction du nationaliste d’extrême droite dans son milieu naturel.

Après des années à pleurnicher sur tous les plateaux télé et toutes les antennes, qu’il était censuré dans une France dominée par le « politiquement correct », les « élites islamisées » à la solde d’un « pouvoir immigrationniste », voilà finalement que par un formidable pied-de-nez, la censure tant décriée finit par arriver : celle d’un actionnaire privé imposant la censure pour le compte d’Eric Zemmour. 

Comme quoi Eric Zemmour a fini par avoir raison, il fait bien l’objet d’une censure mais c’est visiblement pour interdire à Christine Berrou de s’exprimer librement à son sujet. 

Vendredi dernier, dans cette radio nationale dont les salariés craignent qu’elle ne devienne nationaliste, Bertrand Chameroy, chroniqueur dans la matinale parlait, à mots couverts d’une « boite en train de changer », « une boite avec son histoire et ses valeurs » en disant ceci :

« Les semaines passant le doute a grandi, la carte des cocktails a commencé à changer, ils semblaient plus amers, la playlist aussi commençait aussi à évoluer ça ressembler à ce qui se ce qui était arrivé dans la boite d’en face mais ils ont continué à danser avec le même entrain, la même envie, puis un soir ils ont découvert que la guestlist comportait de nouveaux noms, et que ceux qui chantaient trop forts sur la piste se sont fait sortir par le vigile, la soirée a pris une étrange tournure ils ont découvert qu’on pouvait avoir la gueule de bois sans même avoir picolé »

Voilà où nous en sommes, et je ne pense pas m’avancer beaucoup en disant que nous sommes nombreux ici, sur cette antenne à être solidaires et aux côtés des équipes d’Europe 1 inquiètes des méthodes et du rapprochement idéologique de cette grande radio avec l’idéologie en vigueur sur CNews.  

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