Ça me fait vraiment du bien de vous retrouver ce matin dans notre studio. Faut dire que ces dernières semaines m'ont parues un peu étranges. Pour résumer, mes amis ne m'ont jamais posé autant de questions sur mon boulot que depuis qu'on ne m'entend plus à l'antenne. C'est un peu vexant quand même.

Depuis un mois, mon entourage me harcèle de questions pour tenter de comprendre ce qui se passe à Radio France. Alors passons en revue les questions les plus fréquentes. Pour commencer, grève ou pas grève, ce que les gens veulent savoir avant tout, c'est : "Est-ce qu'en vrai, il est sympa Patrick Cohen ?"

Le problème, c'est qu'en bossant au 5/7, on n'a pas vraiment l'occasion de croiser Patrick. Mais bon, j'ai déjà vu sa photo dans le journal, et c'est vrai qu'il a plutôt une bonne tête. Alors, une bonne fois pour toute, oui ! Patrick Cohen est sympa. Et même si personne ne m'a posé la question, je le dis quand même, Eric Delvaux est très sympa aussi.

Autre question récurrente : "Elle est comment la moquette dans le bureau du PDG de Radio France ?" Alors là, difficile de répondre, vu que je n'y ai jamais mis les pieds. Ce dont je peux témoigner, c'est que les locaux dans lesquels travaillent les salariés sont flambants neufs. Si on fait le calcul, 575 millions de travaux pour la Maison de la Radio divisé par 4200 salariés. Ça fait que chaque salarié a bénéficié de 130 000 euros de travaux pour rénover son cadre de travail.

Sachant que le PDG s'est contenté de 100 000 euros pour refaire son bureau, pas sur que la moquette y soit beaucoup plus épaisse qu'ailleurs.

Autre question, "Et ce fameux Mathieu Gallet, il est comment ?" Bin, quand on lui serre la main, ce qui saute au yeux c'est qu'il beau. A vrai dire, il est tellement beau qu'on est ébloui. D'ailleurs, c'est peut-être pour ça qu'on a du mal à voir ces autres qualités.

Mais attention, certaines questions sont parfois un peu grinçantes. Par exemple, on me demande souvent si c'est vrai que les salariés de Radio France sont tous des grosses feignasses payées à rien foutre ?

Là encore, je ne suis pas le mieux placé pour répondre. Vu que je bosse en tout et pour tout 2 minutes 30 par semaine sur Inter, on peut pas dire que je sois un monstre de travail. En plus, la chronique de 2 minutes est payée 200 euros. Ce qui nous fait un tarif de 100 euros la minute, soit 6 000 euros de l'heure, 200 000 euros la semaine, 800 000 euros par mois. Mais bon, pas de généralité, tous les salariés de Radio France, ne sont sans doute pas comme moi ...

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