Depuis que l'humanité est confinée, les animaux s'éclatent. Sangliers, canards, dauphins... Et Tanguy n'en revient pas.

Depuis qu'on est tous confinés, qu'on est là à végéter devant des émissions de télé débiles où de sombres poufiasses qui vont se marier avec des boloss à coupe de footballeur, critiquent les mariages des autres poufiasses... Eh bien, on laisse notre mère à tous, la Terre, respirer. En ville. Le changement est fou. 

Fini le bruit de scooter des dealers de shit. On entend le chant des oiseaux.

Moi, j'ai un balcon. Le matin, j'entends "piou, piou, piou". Je sais, je fais très bien le chant d'oiseau. Ce qui m'a valu à l'époque où j'étais sexuellement efficient, deux ou trois plans hot avec des ornithologues : on picorait des miettes en petite tenue dans des jardins un peu humides, mais enfin bref. 

Hier, pendant l'un des cinq mille instants d'ennui que génère une journée de confinement, je suis allé sur le site de France Inter et j'ai lu un article sur le fait que les animaux en ce moment s'éclatent. Ils sont dans le même état que le prince Albert, quand la HSBC annonce l'ouverture de sa 200e tirette à Monaco.

En plein Paris, on a vu des canards se promener. Pas une voiture, pas un deux-roues, juste des canards. J'ai vu ça, je me suis dit :

Je suis dans un rêve érotique de Nicolas Hulot, ce qui pourrait être très émoustillant, si seulement, il se lavait les cheveux. 

À Barcelone, des sangliers errent dans la ville la nuit. Normalement, ce sont les étudiants en Erasmus qui font ça. Pour les distinguer, le sanglier, c'est celui qui ne boit pas, c'est simple ! 

En Sardaigne, il n'y a plus de ferry dans les ports. Résultat : ils ont des dauphins, ce qui est quand même plus joli ! Le Grand Bleu, ça ne raconte pas l'histoire d'une personne qui nage au milieu des ferries en leur jetant des bouts de poulets en criant "Petits ! petits ! ". Non, ça, c'est le biopic des vacances d'Arielle Dombasle. 

Enfin, au Brésil, des tortues en voie d'extinction ont pondu sur les plages parce qu'il n'y a plus de touristes. Donc des espèces repartent ! quatorze mois de confinement dans le ciel, vous avez des ptérodactyles et sur le sol, des membres de l'UDI, alors que tous deux ont disparu.

Bref, celui qui gâche tout sur terre. L'harmonie, la beauté et la pureté, c'est l'être humain

Nous sommes des crevures  avec nos SUV à la con et nos week-ends dans la Baie de Somme. Et certains disent que le coronavirus est une vengeance de la Nature. 

Ainsi, Benoît Hamon, le sex-symbole de la gauche molle, a déclaré la semaine passée, je cite : 

C'est comme si la planète, agressée par l'humanité, produisait une défense immunitaire.

Ce qu'il dit, c'est que la Terre nous en veut collectivement. Alors que pardon, mais à titre personnel, je bouffe bio, je fais du vélo, je récupère mes poils tombés dans la douche afin d'en faire des chandails pour ma tante. 

Je refuse de payer pour Miss France qui se tape tout le pays en Renault Talisman dans le cadre de sa tournée des Fêtes à l'Oignon. 

Nicolas Hulot a dit la même chose. Il a dit : "La Nature nous envoie un message", mais elle n'a pas WhatsApp, la Nature, puisque c'est une entité, donc, paf !  direct, elle nous colle un virus. 

Donc, ce que j'en déduis, c'est qu'il faut faire attention

Vous jetez un emballage de Balisto dans les fougères en forêt de Compiègne ? Tac ! la planète vous envoie un renard enragé qui vous saigne le mollet, vous faites du jet ski à Juan-les-Pins, le cul posé sur un engin qui pue ? Zou ! la planète vous lâche un requin atteint d'Ebola et vous mourrez par petits bouts, les jambes, puis le tronc et le reste du corps.

Moi, je ne sais pas si la Nature nous en veut, mais en tout cas, quand on n'est pas là, les autres espèces se portent mieux. Il va peut être falloir repenser notre présence sur Terre.  

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