Ras-le-bol de l’écologie !

J’en ai ras-le-bol de l’écologie. Je suis désolé de vous dire ça comme ça, mais la nature, c’est nul, il y a des frelons asiatiques, des zadistes, on attrape des tiques, ça n’a pas d’intérêt. Et puis je me suis lassé, j’étais parmi les premiers écologistes, il y a 15 ans pour économiser l’eau, je faisais déjà pipi dans la douche, ensuite je me suis embourgeoisé, je me suis mis à faire pipi dans une douche à l’italienne, ces douches ouvertes très chères dans lesquelles l’eau ne s’écoule pas, on se retrouve à 4 pattes avec une raclette à faire le taff soi-même. 6000 euros la pose et on la vie d’un ouvrier.

Non, l’écologie, c’était sympa au début, mais là ça va trop loin, ça nous amené Yannick Jadot, Eric Piolle, le maire de Grenoble, qui a pris des figurants d’un clip de rap pour des dealers armés, lui si on tourne un remake de la Soupe aux Choux dans sa ville, il va crier à l’arrivée des aliens. Stop l’écologie, j’ai lu un article du Monde qui dit qu’il y a trop d’abeilles à Paris, 2000 ruches, on a. Résultat, les abeilles chassent les autres pollinisateurs, bourdons, papillons, et toutes les autres espèces, on estime qu’un habitant de Paris sur deux est une abeille. Avec les problèmes d’intégration que ça comporte, elles ne parlent pas notre langue, pardon, mais moi on me dit « bzzz », je ne sais pas quoi répondre. L’écologie, c’est terrifiant, Anne Hidalgo a quand même promis qu’elle allait planter 170 000 arbres en 6 ans à Paris, pour venir à la radio, à terme, il faudra louer une débrousailleuse. Rendez-vous en terre inconnue, plus la peine d’aller embêter des tribus peinardes juste pour que Muriel Robin fabrique une flûte de pan avec des feuilles, on tournera ça à Paris, la nouvelle jungle.

Autre dérive de l’écologie, les prénoms, figurez-vous qu’on est en pleine tendance nature, c’est l’Officiel des Prénoms qui dit ça, on peut leur faire confiance, autant sur la cuisson des poireaux, ils ne sont pas au point, autant les prénoms, c’est leur truc. Dans les prénoms les plus donnés en 2020, pour les filles, il y a Cassis, à 6 mois c’est mimi, mais à 35 ans s’appeler Cassis, à part si on veut carrière dans les smoothies, c’est handicapant. On a aussi Etoile et Lune, et pour les garçons, Orion et Syrius, la crèche, ça va ressembler à un planétarium. Je ne sais pas ce qui se passe, soit Thomas Pesquet a eu plein d’enfants d’un coup, soit les parents sont en plein trip cosmique et dans ce cas, le parcours intellectuel d’Arielle Dombasle va devenir la normalité.

Donc ça va trop loin, mais heureusement, une entreprise bienveillante tente de lutter contre cette écologie invasive. Cette entreprise, c’est Lafarge, les plâtres. Ils ont entrepris, c’est ambitieux, de bétonner la Seine, à 2 endroits différents de Paris, ils y lâchent du ciment, c’est bien parce que du coup vous pêchez des statues de poisson en plâtre, ça évite de les acheter à Maisons du Monde, et si un type a l’idée de s’y baigner, on le récupère et on le met au musée Rodin parmi les sculptures. Lafarge parle d’un acte malveillant, ça fuyait tout seul, on dit tous dit ça à un moment ou à un autre de notre vie. Anne Hidalgo, elle, porte plainte, et c’est là qu’on voit le dogmatisme de ces gens, leur incapacité à voir un autre avenir que la nature, pour eux, un fleuve, c’est de l’eau, point. Vous versez un peu de grenadine là-dedans, on a toutes les pleureuses de l’hôtel de ville qui chouinent. Mais Lafarge est une entreprise qui casse les codes, disruptive, on l’a déjà accusée en Syrie d’avoir versé de l’argent à Daech, c’était parier sur la théorie du ruissellement, le djihadiste qui commence à gagner de l’argent, que fait-il ? Il s’installe dans la vie, il se paye du personnel de maison, qui racle à sa place sa douche à l’italienne à la con, et tout le monde s’en sort. Donc ne jugeons pas Lafarge, bétonner la Seine, voilà un beau concept, j’ai calculé, on pourrait installer 14 km2 de surface de bureaux en plus. Ça fait 20 000 ruches sur les toits. 

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