Tout, ce matin, me semble sans intérêt, vain...

Je ne mange plus, je ne bois plus, depuis hier, des tas de cons me demandent à nouveau si j’habite chez mes parents et… je m’en fous. Je m’en fous de tout, du fait que Nabilla soit enceinte de Thomas, j’m’en fous, Raphaël Glucksmann hier a repris 2 fois du quinoa, j’m’en fous, le retour de Game of Thrones, j’m’en fous, 3 mecs poilus en peaux de bêtes dans la nature, ça va, José Bové faisait déjà ça en 78. Plus rien n’a de saveur, j’ai l’impression d’être Philippe Etchebest de Cauchemar en Cuisine s’il goûtait les œufs en neige d’un cuisinier obsédé et distrait qui les aurait montés avec son sexe après l’avoir confondu avec son batteur à main. Si je suis comme ça, c’est parce que je réalise que nous ne sommes rien par rapport à l’immensité de l’univers, nous sommes des fourmis, tournant sans fin dans la Maison ronde de Radio France, cherchant qui la machine à café, qui le local de Force Ouvrière, qui la cellule de soutien psychologique parce qu’un collègue a admis avoir un jour voté à droite, qui le bureau d’Augustin Trapenard, qui est beau et cultivé, en se demandant pourquoi Dieu lui a tant donné à lui et si peu à moi et à Claude Askolovitch. En fait, nous sommes moins que des fourmis, parce qu’on n’a même pas été foutu de garder notre reine, nous, à la place, aujourd’hui, on a Brigitte, une pauvre dame obligée après chaque soirée de rendre ses tenues Vuitton à la marque, à elle, elle n’a qu’un petit slip et un T-shirt de l’office du tourisme d’Amiens, avec écrit « Amiens, ça craint », ils trouvaient que c’était important de dire la vérité aux touristes.

Oui, hier pour la 1ère fois, la science nous a montré la photo d’un trou noir, comment le décrire, pour ceux qui ne l’aurait pas vue ? Bon, c’est comme un trou normand, mais sans la boule de glace. Si je voulais vulgariser vraiment, je dirais que ça ressemble au fond de la cuvette des toilettes, c’est bien simple, juste après avoir vu le trou noir, je suis allé racheter du Canard WC. Et photographier un trou noir, c’est un exploit, parce qu’ils sont invisibles, ça revient à prendre une photo des électeurs de Yannick Jadot. Les scientifiques ont dû jouer avec un système de miroirs pour photographier la matière entourant le trou, truc pas possible, moi j’ai déjà raté la photo de ma tante à Etretat l’été dernier, une histoire d’éboulement, une fois en bas, elle était quand même moins photogénique, alors réussir une photo de trou noir, ça me parait incroyable.

Ce qui me terrifie avec les trous noirs, c’est qu’ils arrivent à avaler des étoiles, qui disparaissent, comme le demi-frère de Kim Jong-un, et on ne sait pas où elles vont. Sans doute dans un lieu où personne n’est jamais allé, le hall du Modem de François Bayrou, la Fête de l’Huma si on est Bernard Arnault. Et je vis dans la terreur qu’un jour un trou noir énorme nous avale tous, mais moi, je ne suis pas prêt à être avalé, et là je réalise que cette phrase est particulière, disons qu’un samedi soir un peu trop solitaire, en disant cela, on serait moins dans la science. On est là, vivant sur une planète qui tourne sur elle-même à une vitesse folle, astre tournant autour du soleil, 15 millions de degrés celsius, c’est autre chose que la lampe à bronzer de Jean-Pierre Foucault, avec des comètes qui se crashent et des trous noirs qui bouffent tout ce qu’il y a là-haut, mais notre vie ne tient qu’à un fil. Donc que personne ne vienne plus me gonfler parce que je ne mets pas de casque à vélo.

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