Bon, les amis, on a un souci, là. Il y en a un qui veut rentrer et l’autre qui veut pas sortir.

Non, ce n’est pas le titre d’une comédie des années 70, ce n’est même pas sexuel, avec la distance sociale c’est fini, une soirée hot en 2020 c’est 2 personnes mariées qui font les mots fléchés de Télé 7 Jours. Non, je parle des présidents américains. Quand il y en a un, ça va, c’est quand il y en a plusieurs qu’il y a des problèmes. Et là on en a deux, c’est comme l’offre Tchin-Tchin d’Afflelou avant mais avec des mecs. Dont Donald Trump qui refuse de s’en aller, tout est prêt, les déménageurs bretons attendent avec le camion, et lui se terre là-dedans. Il va falloir aller le dégager à coups de fumigènes à taupes. Il est dans le déni, dans sa tête il a gagné, c’est triste, c’est comme un déni de grossesse, sauf qu’une défaite, on n'est pas obligé de lui donner un prénom, ou alors s’il faut lui en choisir un, Jean-René, parce que c’est un prénom qui ne sent pas la victoire. Là vous regardez le classement des titres de rap, dans les 10 premiers, il y a pas un seul Jean-René.

Et de l’autre côté, on a Joe Biden, qui ne sait plus quoi faire, si ça se trouve en janvier il va être obligé de louer un Air B’n’B en face de la Maison Blanche et de tout gérer en Zoom dans sa cuisine. Tout le monde sera vacciné que ce sera le seul à ne pas être en présenciel. Ca va être le Alex Vizorek vieux, obligé de rester travailler chez lui, avec un micro posé sur un baril de lessive et son chat qui fait ses griffes dans ses cheveux. Tout ça est tellement sordide, le seul truc positif à retenir de cette élection est que Maxime Switek de BFM-TV s’est fait un ami, un ami torse nu, c’est bien parce que ça permet de le connaitre de suite parfaitement. Le reste est glauque. Hier je regardais les images de Trump pour la journée des vétérans au cimetière d’Arlington, il pleuvait, il n’avait pas de parapluie, il était trempé, on aurait dit Hollande. Ses cheveux mouillés se sont affaissés, comme Tintin si pendant sa sieste Milou lui avait fait pipi sur la tête, ça lui faisait une ligne jaune. Pendant un moment les gens ont cru que c’était une piste cyclable d’Anne Hidalgo.

Mais vous savez, le 7/9 de France Inter est écouté par l’ensemble des décideurs, Le Maire, Blanquer, Bruno Retailleau, qui est un décideur, le matin il décide quelle chemise il va mettre, on se moque mais c’est un début. Tout le monde écoute le 7/9 d’Inter, même Yves Calvi de RTL, pendant les pubs, c’est-à-dire tout le temps, nous écoute. Donc je sais pas s’il y a un ministre qui a le numéro de Joe Biden, ou du type qui lui a fait son blanchiment des dents parce que je veux le même. Mais il faudrait l’appeler et lui faire part d’une idée que j’ai eu. Je me suis dit les deux veulent la même chose, les deux incarnent une facette de l’Amérique, donc LA solution, c’est de garder les deux. On divise le Bureau Ovale en deux, Damidot viendra poser une cloison en placo, et ils bosseront ensemble. Biden et Trump. En plus, comme ils sont âgés tous les deux, ils pourront passer de bons moments à regarder France 3. Et surtout, les duos ça marche : Tic et Tac, Black et Decker, Chevallier et Laspalès, Rivoire et Carret, Nicolas Sarkozy et le juge, Léa et Nicolas. Vous êtes la preuve de la réussite du principe du duo, vous êtes en symbiose, quand j’ai vu Léa sur la 2 en duo avec Thomas Sotto, je me suis dis « pourquoi fait-elle ça à Nicolas ? ». Mais bon, il était 21h10, vous étiez couché, Nicolas, vous n’avez rien vu.

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A un moment, il faut être pragmatique. Si du temps de Kennedy ils avaient été deux à la Maison Blanche, après l’assassinat du 1er, il en restait un. On a appris ça avec le confinement, à faire des stocks. Et bien je crois qu’il est temps de faire des stocks de président. Il y en a marre de choisir, dans César et Rosalie, à la fin, ils s’entendent tous bien. Donc deux pour tous, tous pour deux, et vive les duos !   

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