Jusqu’à récemment, tout le monde ou presque était d’accord sur le glyphosate.

Oui, pour dire que c’est une belle saloperie. Le glyphosate, c’est cet herbicide ultra-puissant qui fait aux mauvaises herbes ce que les époux Balkany ont peut-être fait à l’argent qu’ils doivent au fisc, tout disparaître. Les herbes, les insectes, les oiseaux, si Karine Le Marchand un jour fait un sauna coquin avec un paysan de l’Amour est dans le Pré et qu’elle lui dit « mais José, toi à 58 ans, tu t’épiles en intégrale, t’as cru que la Creuse c’était Mykonos ? », il lui répond « pas du tout, Karine, c’est le glyphosate, j’en ai tellement épandu que j’ai plus un poil ». Avant d’ajouter « z’ai même plus de dents ». A titre personnel, je crains le glyphosate, parce qu’il est classé par l’OMS comme cancérigène probable, or si je veux avoir un jour le poste de comique titulaire sur la matinale, il faut que je tienne physiquement, et que les autres s’effondrent, tous les matins j’asperge de glyphosate le bureau de Charline Vanhoenacker, elle a déjà perdu 16 kilos et un fémur. En 45, au lieu de se tondre entre nous comme des idiots, il aurait suffi d’un petit shampoing au glyphosate pour que le français fasse payer à la française le fait d’avoir craqué sur un allemand plutôt que sur lui. Donc pour rester en forme, je vais chez Naturalia, où je croise des gens sapés en lin équitable un peu dégueu, comme Michel Houellebecq s’il avait tapé dans le dressing de Zaz, qui me disent « je suis auditeur de France Inter », je leur réponds « je sais, je vous avais reconnu ». Ensuite ils me demandent « il est comment en vrai Nicolas Demorand ? », je leur réponds « très sympa », ils me disent « ah tiens, j’imaginais pas ». 

Bref, je suis contre les herbicides, quitte à avoir 30% de pissenlits dans mon paquet de Frosties. Mais hier, Pierre Médevielle, un sénateur, ce type de personne qui, à l’instar du panda, dort, la seule différence étant qu’il ne se fait pas caresser une fois l’an au zoo de Beauval par Brigitte Macron, parce celle-ci est fidèle, un vieux truc d’avant Tinder, Médevielle donc, a dit que non, le glyphosate n’était pas cancérigène. Il est même recommandé d’en boire matin, midi, et le soir en tisane, aurait-il ajouté. Puis il a affirmé que le glyphosatounet, comme il l’appelle, était moins cancérigène que la charcuterie qui, elle, n’est pas interdite, à part dans les bar-mitsvah où si vous venez avec une andouille, il peut avoir un froid, le même qu’au centre de Clairefontaine si vous déboulez avec un Bescherelle.

Et là, je dis attention, on est là à embêter Monsanto, Bayer, ces firmes composées de gens très rigoureux, qui font des fiches sur tout le monde, des bosseurs, et personne ne demande de compte à Justin Bridou ? Justin Bridou, sa moustache, c’est le Yann Arthus-Bertrand de l’apéritif, et sa saucisse sèche, potentiellement cancérigène ? Justin Bridou, son béret, son saucisson, bien meilleur rempart contre l’islamisme que Laurent Wauquiez, serait un danger ? Et après on va nous dire quoi, que le Captain Igloo fout des dauphins dans ses bâtonnets ? Donc j’en appelle à Jean-Yves Le Drian, monsieur, je vous demande de placer en zone rouge le Danemark, avec tout le salami qu’on y produit, le lieu est plus nocif que Tchernobyl en 86. Quand je pense à Miss France qui se tape toutes les foires au jambon, mais la petite va crever.

Enfin, un message pour les professionnels de la charcuterie, ne soyez pas pingres, les gars, payez vous des parlementaires, vous aussi, faut tout leur apprendre, les mecs. Bon, Nicolas, Alexandra, un petit café glyphosate ?

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