Cher Yves De Cannes, puisque nous sommes en plein Festival de Caen, j’ai décidé ce matin d’écrire une lettre. Lettre à pas tout à fait Catherine Deneuve.

Chère Catherine,

Je ne vous écrirai pas tout à fait. Pardonnez-moi, ça n’est pas que je vous boude ou que je trouve qu’on vous voit trop ces derniers temps, même si poser pour la Une de Charlie Hebdo n’est pas la meilleure idée que vous ayez eu. Franchement on vous reconnaît à peine, la photo est même d’un goût plutôt douteux .

Non, je ne vous écris pas, parce que je ne saurais pas quoi dire de plus, et à fortiori de mieux que le choeur lyrique et affolant de vos admirateurs. Sinon que malgré la toute petite dizaine d’années qui nous sépare, et malgré ma maigre hétérosexualité,j’aimerais, comme le chante le sosie de Cetelem, simplement faire l’amour avec toi.

Faire l’amour à Deneuve, ou bien que Deneuve me fasse l’amour, il ne faudrait pas me pousser beaucoup pour que je m’autorise à y rêver. Et ça n’est ni la Belle de Jour, ni la Deneuve trempée sous la pluie de Cherbourg que je convoque dans mes rêveries les plus audacieuses, c’est la Deneuve d’aujourd’hui . Alors Catherine si vous m’entendez, si vous êtes déjà debout à 6h55, ou plus vraisemblablement encore, si vous n’êtes pas encore couchée, parce que vous avez passé la nuit à regarder des épisodes de House of Cards en fumant Vogue sur Vogue, et en buvant le plus grand millésime du Franc-Prix qui est en bas de chez vous, sachez que je profite sans vergogne de l’antenne de France Inter pour vous faire du gringue, et oui, vous proposer la botte (une Louboutin).

Catherine Deneuve dans "Elle s'en va"
Catherine Deneuve dans "Elle s'en va" © 2013 Bago Films – Fidélité Films – Wild Bunch – TF1 Films Production – France 2 Cinéma

On peut faire ça chez moi , j’ai un petit deux-pièces d’adolescent attardé au bord du Canal Saint-Martin (en plus j’ai acheté un nouveau lit avec matelas à mémoire de forme, qui -comme moi- n’attend qu’une chose : se souvenir des vôtres). Mais ça peut aussi être chez vous , puisque je connais votre adresse (il faut dire que les cinéphiles du Monde entier connaissent le nom de votre rue, Madame).

Alors voilà, je ne vous écris pas ou presque pas. Mais je vous laisse quand même me répondre au 06**64, pour qu’on s’organise selon vos disponibilités.

Non, ce matin, je voudrais écrire une lettre à l’une de vos consoeurs, injustement moins courtisée.

Chère Sabine Azéma,

Je vous aime. Infiniment. De A à Z et de haut en bas j’aime Azéma . Je n’ai pas besoin d’apercevoir un sein ou un coin de votre petite culotte sur le tapis rouge d’un festival de luxe, pour que vous me tapiez dans l’oeil. J’aime tout chez vous, mais ce que je préfère, c’est votre peau. Vous avez une jolie peau. Dieu sait que ça coûte cher une peau d’actrice, c’est braconner sans scrupules tous les étés sur les plages de Porto-Vecchio ou dans les restaurants haut de gamme du Cap Ferret.

Mais la vôtre,votre peau Sabine est un poil plus précieuse que la peau des autres . Personne n’arrive à la cheville de votre peau, j’ai compté, j’y ai passé toute la semaine, épluchant les archives de Google Images et j’ai compté plus de 4948 tâches de rousseurs à la surface du corps. Et ça n’est que la partie émergée de l’Actrice, sous les vêtements, dieu sait quels trésors vous recelez, et conservez secrètement pour vos amants.

Sandrine Kiberlain, qui tente sur ce terrain de vous concurrencer, n’arrive péniblement -j’ai compté - qu’à 759 tâche de rousseurs. Voyez si vous régnez.

Alors prenez-soin de vous, et prenez-soin de votre peau Sabine, attention au soleil et attention aux chasseurs. Je vous embrasse, bien poliment.

Vincent;

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