Faut que je vous fasse deux confidences. La première est domestique, la deuxième est embarrassante, je vous demanderais bien de choisir par laquelle vous voulez que je commence, mais après tout c’est mon billet, c’est moi qui commande. Je fais ce que je veux, avec mes cheveux. C’est vrai, c’est un véritable espace de liberté ce petit billet, ça me colle le vertige quand j’y pense. Je dis ce que je veux, comme je l’entends. Si je veux, je peux chanter, je peux éternuer, je peux imiter Balladur, je peux dire du bien, je peux dire du mal, je peux même me taire !

Mais il paraît que si on laisse plus de 7 secondes de silence à la radio, une chanson se déclenche automatiquement, ce qui expliquerait que Modiano soit si peu invité à la radio… C’est vrai ?

Bon, de toute façon, je ne vais pas tenter l’expérience, je vais vous faire mes confidences.

Alors d’abord l’embarrassante : ce matin, en sortant de chez moi, encore à moitié endormi, la marque du polochon encore polycopiée sur la joue, j’ai récolté une grosse fiente de pigeon débile sur les épaules et dans les cheveux. Je vous le dis, je sais que vous n’y êtes pour rien, je vous accuse pas, vous avez un bon alibi, mais j’ai simplement besoin de me confier. Cet incident m’a un peu rapproché de François Hollande, qui a vécu la même humiliation aviaire en janvier dernier.

D’ailleurs ces derniers jours je me suis dit que c’était quand même pas marrant, Président de la République, comme job. En France ! Oui parce que y’a peut-être des pays dans lesquels c’est rigolo mais en France, franchement, faut se taper Manuel Valls au p’tit dej, faut se faire chier sur l’épaule dans les défilés, faut bosser avec son ex, faut se cogner la chorale avec Camille et Jack Lang à la fête de la musique, franchement, c’est pas fastoche !

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Deuxième confidence : j’ai décidé de m’acheter une machine à pain. Ca m’a pris comme une envie de faire popo, je vais m’acheter cet après-midi même, une machine à pain. Pour quoi faire ? me demanderez-vous, parce que vous êtes de vrais journalistes d’investigation. Du pain, vous répondrai-je, parce que je suis quelqu’un de franc. J’aime le pain. J’aime plein de choses dans la vie, des choses parfois très élaborées comme le théâtre élisabéthain ou la daurade en croûte de sel, mais aussi des choses toutes bêtes, comme le pain !

Voilà, bon, et bien écoutez je crois que je suis arrivé au bout de mon inspiration, ça tombe bien parce que c’est ma dernière chronique de l’année, dans 14 secondes je suis en vacances, je vais enfin pouvoir faire des puzzles en slip en buvant du rosé à longeur de journée.

Ce sont nos adieux ce matin, chers Catherine, Yves, Charles, Alex. Vous allez me manquer. Tout va me manquer, la Maison Ronde encore pas bien réveillée, quand j’arrive le matin, les petits pas de Léa Salamé dans les couloirs, les beaux yeux de Rebecca Manzoni, l’haleine... joyeuse de Charles Jaigu.

C’est les vacances et je ne sais pas vous, mais moi je vais me faire un bonheur de décrocher un peu de l’actualité. Je prends mon maillot, des romans, un jeu de cartes et mes brassards, en revanche Christian Estrosi sifflé à Nice, les sujets du bac plein d’erreurs, la Bourse de Paris, la grogne des taxi, Agnès Saal, les JO, le nucléaire iranien, la Grèce, Marion Maréchal Le Pen, Google, le RC Lens, les OGM et Cyril Hanouna, tout ça, je le laisse derrière moi. Et j’espère bien ne plus en entendre parler en Septembre ! Bel été à tous, je vous embrasse, un par un.

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