Le dessin de Jonaten du 04-04
Le dessin de Jonaten du 04-04 © Jonaten / Jonaten

La situation au Mali est dans tous vos journaux ce matin, avec l’arrivée des islamistes d’Aqmi à Tombouctou et les inquiétudes de la communauté internationale. Inquiétudes, aussi, des populations sur place et des Maliens vivant à l’étranger. Télérama donne la parole à Rokia Traoré, la chanteuse et guitariste retournée vivre au Mali, après avoir vécu et s’être mariée en France. Elle parle d’une « surprise totale » à propos du coup d’Etat du 22 mars. Même si « cela fait dix ans, ajoute-t-elle, que les problèmes s’accumulent : corruption de l’armée, soupçonnée d’aider les trafiquants de drogue, recrudescence du banditisme armé avec le retour des mercenaires de Côte d’Ivoire, système éducatif en rade. Toutes ces tensions, dit encore la chanteuse, n’ont jamais été prises en charge. L’absence de débat a tué la démocratie. Pour parler de politique, on a le choix entre la chaîne télévisée nationale, qui retransmet réunions et inaugurations du président, et des radios d’opposition qui versent dans la démagogie, en invitant les auditeurs à déverser leur haine en direct. Pendant ce temps, des leaders islamistes tiennent des meetings dans des stades de foot ».

On lira la Une et les deux pages d’enquête de La Croix , sur les mines anti-personnelles, alors que ce 4 avril marque la journée mondiale de lutte contre les mines. Quatre Etats, nous dit La Croix , ont utilisé des mines en 2011. La Birmanie, la Syrie, Israël et la Libye. Les mines anti-personnelles, des engins faciles à poser, peu chers, efficaces pour empêcher l’ennemi d’avancer en temps de guerre, armes dirigées contre les civils, pendant des années, une fois les belligérants partis. Aujourd’hui, rappelle encore la Convention international d’Ottawa paraphée par 159 pays s’engageant, entre autres, à ne jamais utiliser ces armes et à mettre fin à tout commerce ou production n’est toujours pas signée par La Chine, les Etats-Unis, la Russie, l’Inde et le Pakistan. Obama avait laissé entendre qu’il pourrait le faire, mais rien ne bougera avant la prochaine élection présidentielle aux Etats-Unis. Quand à l’Inde et au Pakistan, ils sont d’accord pour signer, dès que l’autre l’aura fait. On tourne en rond ?

On revient en France avec cet article publié par Libération sur l’inutilité, voire la dangerosité des examens de détection du cancer de la prostate. La Haute Autorité de Santé estime que l’intérêt du dépistage par dosage du PSA, pourtant banalisé depuis une dizaine d’années, que cet intérêt n’est pas démontré. Y compris chez les hommes présentant des facteurs de risques. D’ailleurs, quels sont-ils ces facteurs ? Il semblerait qu’elles soient bien difficiles à définir. Ensuite, le cancer de la prostate a pour caractéristique une évolution lente, liée à l’âge… Tellement lente, qu’on finit par se demander, lit-on encore dans cet article, s’il faut vraiment le dépister. D’une manière ou d’une autre.

Dans Le Parisien ce matin, de quoi nous réconcilier avec nos ados. Les ados ont besoin de nous, d’après une enquête Ipsos. 85% d’entre eux disent avoir besoin de plus d’échanges avec leurs parents, ce qui fait dire au sociologue Nathan Stern, interrogé par Le Parisien , qu’ils ont besoin de la sécurité d’un amour inconditionnel, parce que tout est très précaire dans leur univers instantané et virtuel. Ils attendent une chose de leurs parents ont beaucoup de mal à leur donner : la confiance. Il est important de leur dire « tu peux le faire », « sois créatif, passionne-toi », plutôt que des messages conformistes comme « passe ton Bac d’abord ».

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