Le dessin de Jonaten du 04-06
Le dessin de Jonaten du 04-06 © Jonaten / Jonaten

Nous sommes définitivement entrés dans l'ère du format court. La dictature de l'urgence et le zapping permanent. Nous communiquons désormais par SMS et autres tweet à moins de 140 caractères, comme le souligne le dernier numéro du magazine Philosophie . L'homme moderne est devenu réactif et pressé.

A la télé, c'est le succès des séries toujours plus brèves, jusqu'a diffuser une série qui s'appelle "Bref », en moins de trois minutes et qui fait les beaux jours de Canal +.

Dans les émissions de plateau également c'est le règne du "pitch". Gloire à celui qui est capable de résumer une œuvre en un claquement de doigt.

C'est aussi le succès d'Indignez-vous !, ce micro-pamphlet, ces quelques pages signées Stéphane Hessel.

Mais sommes-nous réellement dans ce que Gilles Finchelstein appelle "la dictature de l'urgence" ?

Le Parisien Aujourd’hui en France est venu mettre un bémol hier, en pointant le succès des « mook », ces revues aussi consistantes qu'un livre. « Mook » comme « Book » : ces épaisses revues vendues aussi bien en kiosque qu'en librairie. Et cela marche : 60.000 exemplaires vendus du dernier numéro de la revue XXI . Succès, aussi, pour la revue Schnock, qui affiche sans fard son rejet du jeunisme. On pourrait également citer les revues Crimes et Châtiments , France Culture papier, Muze , ou encore Week-end demain . Les Mook sont donc des revues épaisses qui prennent le temps de publier sur plusieurs pages des reportages fouillés, comme une réponse à la dictature de l'urgence.

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