Le dessin de Jonaten du 05-04
Le dessin de Jonaten du 05-04 © Jonaten / Jonaten

Bel hommage, dans l’ensemble de la presse ce matin, à la mémoire de Richard Descoings, le directeur de Sciences Po Paris, mort brutalement à New York, mardi. Mais la politique est bien sûr également très présente et le « momentum » Mélenchon passionne encore, alors que le candidat du Front de Gauche prévoit un grand rassemblement à Toulouse, ce soir. Ainsi, Le Parisien rapporte ce mot de Jean-Luc Mélenchon, il y a quinze jours, « Le dernier qui a fait un meeting place du Capitole, c’est le Général de Gaulle ». « Etonnante filiation », estime notre confrère du Parisien qui prend plaisir à montrer combien le candidat Mélenchon joue sur deux tableaux à la fois. D’une part, il se défend de toute personnalisation exagérée de sa campagne, bannissant le culte de la personnalité au point de refuser que ses partisans scandent son nom lors des meetings ; d’autre part, il n’hésite donc pas à se comparer à De Gaulle et refuse d’être interpellé pendant ses discours, même pour être congratulé : « Ah non, non, non ! Va falloir se taire ! Y’en a qu’un qui prend la parole, c’est moi » admoneste-t-il. Et le journaliste du Parisien de décrire les malaises survenant dans les rangs des supporters, comme sur les pas d’une rock star, le fait que « les gens, dit le bras droit du candidat, veulent le toucher… Il y a une pression physique ». Une pression médiatique également, si forte que le candidat a été soustrait à la presse, depuis cinq jours. Trop de sollicitations. Le mot de la fin est pour « un cadre du Parti », anonyme bien sûr, qui déclare : « Il est dans un état d’énervement tel, qu’on n’est pas à l’abri d’un pétage de plombs ! », diantre !

Le Parisien qui donne également la parole à Laurent Wauquiez, ministre de l’Enseignement Supérieur. Lequel défend bien sûr la candidature de Nicolas Sarkozy et promet à François Hollande de finir « comme Ravaillac, écartelé entre les lunettes rouges d’Eva Joly et les drapeaux rouges communistes de Mélenchon ». Où sera, alors, la cohérence de François Hollande, demande-t-il ?

La politique encore, mais en Italie, avec un arroseur sacrément arrosé. La Ligue du Nord, nous rappelle Libération , était un parti politique réputé incorruptible. Son fondateur, Umberto Bossi, n’avait pas de mots assez durs, depuis trente ans, pour fustiger la fraude de « Rome, la grosse voleuse » et les gabegies de toutes origines dans son pays. Mardi, le siège national du parti a été perquisitionné, en raison de soupçons de détournements massifs d’argent public, d’enrichissement personnel et même d’infiltration de la Ligue du Nord par la mafia, de la N’drangheta.

Et puis, vous parler encore de ce dossier consacré par Courrier International aux systèmes éducatifs qui marchent et aux leçons que la France pourrait en tirer. Et si on apprenait à copier, demande malicieusement Eric Chol, rédacteur en chef du journal ?

« Regarder en douce les réponses de son voisin, pour éviter le zéro pointé, c’est mal. Mais si l’on apprenait à copier avec les honneurs ? ». Un dossier qui passe en revue les différents systèmes éducatifs qui marchent. On lira à ce sujet la suprématie finlandaise et les raisons du succès, d’après un long article de nos confrères de The Economist . En France, nous dit un Britannique vivant à Paris, il y a trop d’abstraction et une obsession pour la théorie, pas suffisamment de créativité dans l’approche. Bon ben ça, c’est dit !

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