Le dessin de Jonaten du 06-06
Le dessin de Jonaten du 06-06 © Jonaten / Jonaten

Que sont devenues les promesses de montrer des femmes moins maladives sur les podiums et sur papier glacé ? On lira cela dans le journal Le Monde .

Aux Etats-Unis, plus des deux tiers des mannequins souffriraient de dépression ou d'anxiété, la moitié d'entre elles auraient commencé leur carrière entre 13 et 18 ans. Trop jeunes, trop maigres...

On entend dire qu'en France, le milieu du mannequinat semble mieux encadré. Depuis le début des années 90, une loi protège l'hygiène de vie des mannequins. Il n'empêche, la mode montre toujours des filles aux genoux anguleux et leurs cuisses en tuyaux de poêle continuent de choquer.

« Même les stars sont touchées » explique une couturière interrogée par le journal Le Monde . « Voyez comme l'actrice Marion Cotillard est efflanquée depuis qu'elle représente la marque Dior. J'ai vu fondre, aussi, la chanteuse Nolwen Leroy » dit-elle. Et Ludivine Sagnier était auparavant une jeune comédienne un peu boulotte.

Alors pourquoi la persistance de la minceur comme critère de beauté quand on sait que les filles s'abiment ?

La réponse est peut-être dans les propos que tient la sociologue Monique Pinçon-Charlot : si la maigreur est bien vue, c'est parce qu'elle reflète une sorte d'élitisme. On est dans le symbole. Choisir d'être mince, c'est dire au monde qu'on préfère la nourriture spirituelle aux nourritures terrestres. Socialement, aussi, le riche a les moyens d'être mince quand le pauvre a tendance à souffrir d'obésité.

Heureusement, quelques créateurs résistent, tel un Jean-Paul Gaultier, qui n'hésite pas à faire défiler la pulpeuse Beth Ditto dans une robe moulante.

Vive les rondes !

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