Le dessin de Jonaten du 08-06
Le dessin de Jonaten du 08-06 © Jonaten / Jonaten

La compagne du chef de l'Etat a tenté de nous en convaincre dans l'interview qu'elle a accordée hier matin à France Inter.

Peut-on rester une journaliste normale quand on occupe un bureau à l'Elysée ? Le débat est ouvert ce matin dans Libération. Et il faut bien distinguer deux aspects.

Un : que la compagne du chef de l'Etat garde un travail rémunéré est une chose.

Deux : qu'elle reste journaliste en est une autre.

Comme le souligne la politologue Mariette Sineau, la volonté de Valérie Trierweiler de vouloir travailler pour garder son indépendance financière est cohérente avec l'idée qu'on se fait de la modernité, mais le métier de journaliste est incompatible avec son nouveau rôle à l'Elysée.

Valérie Trierweiler l'admet quand il s'agit du journalisme "politique", mais elle ne voit pas où est le problème quand il s'agit de journalisme culturel.

Tiens donc... « Comme si la culture n'était pas politique ? » lui rétorque la journaliste Beatrice Vallaeys, la directrice adjoint du quotidien dans les pages Rebonds de Libération .

Choisir de chroniquer un livre un film ou un spectacle, c'est certes une démarche journalistique, mais c'est aussi un choix politique.

Et de là où elle écrira ses papiers, on s'interrogera forcément sur le choix de ses chroniques.

En matière de journalisme et de politique : les Américains ont une règle d'or "Stay away from power", reste éloigné du pouvoir.

Enfin ce n'est une question de sexe, ce qui vaut pour la compagne du chef de l'Etat aurait été tout aussi valable pour le compagnon journaliste d'une présidente de la République.

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