Une chronique d'Eric Delvaux

Le dessin de Jonaten du 12-12
Le dessin de Jonaten du 12-12 © Jonaten / Jonaten

Un haut responsable du gouvernement chinois vient de réclamer aux administrations régionales un contrôle "plus ferme " de l'Internet, preuve, si besoin était, du renforcement toujours plus large de la surveillance et de la censure de la Toile et des médias.

Si Internet doit avoir un rôle en Chine, selon les autorités, c'est pour faire passer la bonne parole et seulement la bonne parole. Le Bureau d'Etat chargé de l'Information et de l'Internet encourage les autorités locales à utiliser le Web pour "guider l'opinion publique et promouvoir les valeurs sociales positives ".

Dans les faits, le pouvoir chinois ne parvient pas à juguler complètement le flux d'informations qui circulent sur la toile. Il y a, en Chine, un demi-milliard d'internautes et la censure omniprésente parvient surtout à museler la presse écrite et audiovisuelle. Les services de propagande du Parti communiste chinois ont tenté, ces dernières semaines, de serrer la vis des microblogs, notamment le site Weibo, lancé il y a seulement deux ans, mais dont le succès a été fulgurant.

Evidemment, ce n'est pas la première fois que le pouvoir chinois donne un tour de vis. Fin octobre déjà, les autorités avaient ordonné un renforcement du contrôle de l'Internet, notamment des réseaux sociaux, afin d'empêcher la publication de ce que le régime appelle de "vulgaires rumeurs".

En Chine, Facebook et Twitter sont censurés depuis des émeutes, en 2009, dans la région à majorité musulmane du Xinjiang.

Plus surprenant, on voit poindre, en Chine, une certaine impertinence dans les médias plus traditionnels, apparemment soucieux de concurrencer Internet. Sur la toile, les nuits de Chine ne demandent pas seulement à être câlines.

Extrait musical diffusé : "Nuits de Chine", de Louis Lynel (Anthologie de la chanson frnçaise, 1922)

Une chanson rendue populaire notamment dans les voix de Jean Gabin et Jean-Paul Belmondo dans « Un singe en hiver ».

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