Le dessin de Jonaten du 16-01
Le dessin de Jonaten du 16-01 © Jonaten / Jonaten

Enfin, une bonne nouvelle… Elle est à lire dans les pages santé du Figaro ce matin. Ne nous laissons pas abattre par les informations tellement inquiétantes, régulièrement à la Une de vos journaux, sur la propagation de la maladie d’Alzheimer. Et ces cas précoces, qui se multiplient. Oui, la maladie d’Alzheimer touche près d’un million de personnes par an, mais inutile de paniquer.

Si vous cherchez désespérément le titre d’un film, le nom d’un collègue ou que vous passez de très longues minutes à essayer de vous rappeler où vous avez bien pu laisser vos clés, vous n’en êtes pas forcément à sucrer les fraises, mais peut-être simplement distrait, manquant de sommeil, dépressif, anxieux ou sous l’effet de certains médicaments… Rien que de très banal et bénin. Ce sont essentiellement nos capacités d’enregistrement d’une information et notre capacité à la restituer, notamment à établir des associations entre différents souvenirs qui sont touchées, pas notre capacité à stocker les infos. Le stockage mité, ça, c’est l’affaire de la maladie d’Alzheimer… Donc, no worry. Oublier n’est pas sombrer. Au contraire, quel plaisir de sauter deux fois de joie à l’annonce d’une bonne nouvelle, parce qu’on aura oublié l’avoir entendue une première fois ! Bon, malheureusement, il est rare que l’on oublie les choses désagréables. Vous savez, celles qui se rappellent à nous en pleine nuit, telles des diablotins sautant hors de leur boîte : gamberge et insomnie assurées.

Les scientifiques, écritLe Figaro , sont encore loin de tout savoir de notre mémoire. Par exemple, ils essaient de déterminer pourquoi notre état émotionnel au moment d’un événement le gravera plus ou moins dans notre mémoire, ou encore pourquoi nos souvenirs avant l’âge de 4 ans partent en fumée. En même temps, se souvenir de tout, est-ce vraiment enviable ? Les vrais hyper-mnésiques voudraient parfois pouvoir reposer un peu leurs neurones et oublier les sensations douloureuses ou désagréables attachées à des souvenirs. Et puis l’oubli, ennemi de la rancune, antidote à la rancœur, nous rend la vie plus légère. Et ce n’est peut-être pas un hasard.

© Audrey Pulvar

Extraits diffusés :

« Sans identité », Un film de Jaume Collet-Serra avec Liam Neeson, Diane Kruger, sorti le 2 mars 2011

« J’ai la mémoire qui flanche » Jeanne Moreau- 1963

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.