Le dessin de Jonaten du 17-04
Le dessin de Jonaten du 17-04 © Jonaten / Jonaten

On va débuter avec les affaires marseillaises, relatées par Libération : les auditions des frères Guérini, amnésiques, par le juge Charles Duchaîne. Ce serait presque drôle si les chefs d’inculpations n’étaient si graves. Mis en examen pour trafic d’influence, prise illégale d’intérêt et association de malfaiteurs, l’encore président du Conseil Général des Bouches-du-Rhône ne se souvient de rien. Ni des conversations téléphoniques, sur écoute, qui dans la procédure soulèvent questions sur les services pour le moins discutables qu’il aurait rendus à son frère, l’entrepreneur Alexandre Guérini, ni par exemple de la destruction de plusieurs ordinateurs par son ancien directeur de cabinet, Rémy Bargès, à la veille d’une perquisition des gendarmes dans les locaux du Conseil Général. Mis en examen pour destruction de preuves, Bargès affirme : « [j’avais] le souci de protéger un certain nombre d’informations politiques ». L’a-t-il fait sur ordre de Jean-Noël Guérini ? Réponse de celui-ci : « je ne sais pas ce qu’est un ordinateur, je ne m’en suis jamais servi. Je ne sais pas ce qu’il y avait dans les ordinateurs ». Dont acte. Cercles concentriques : on lira aussi dans Libération les ennuis avec la justice de l’ex-madame Muselier, sous le coup d’une mise en examen pour recel de prise illégale d’intérêt.

Dans Le Figaro , c’est Mme Mitt Romney qui retient l’attention. Arme secrète du probable candidat républicain à la présidentielle américaine, nous dit la journaliste du Figaro . Au cœur, malgré elle, d’une polémique. Parce qu’une proche d’Obama lui reprochait de ne pas connaître les difficultés économiques des femmes américaines, elle qui, par choix, n’a jamais travaillé. Comment ça pas travaillé ? Parce qu’élever cinq enfants, c’est pas un travail ? Les républicains ont vu dans cette attaque une aubaine, accusant les démocrates des mépriser le rôle des femmes au foyer, alors que le vote des femmes sera décisif pour l’emporter. La bourde était trop belle ? Après avoir fait paniquer les démocrates, la polémique pourrait bien se retourner contre les Romney. Combien des 77% des femmes américaines qui travaillent s’identifieront à Ann Romney et ses 200 millions de dollars de fortune estimée ? Facile, dans ce cas, disent ses détracteurs, de « choisir » de ne pas travailler et de prendre tout le temps nécessaire pour élever ses enfants ! A noter qu’Ann Romney n’a pas arrangé les choses en déclarant qu’elle ne se considère « même pas » comme riche. Et quand les stratèges républicains tentent de jouer sur la fibre compassionnelle, en parlant du cancer du sein et de la sclérose en plaque que cette pétillante sexagénaire à vaincus grâce notamment à des traitements extrêmement coûteux, il leur faut dans le même temps justifier que Romney ait pour projet d’abroger la réforme de la santé, lancée par Barack Obama, dont l’objectif est d’offrir une couverture santé aux moins favorisés.

Favorisé, il l’est, mais ça n’a pas toujours été le cas.

Longue interview de Laurent Blanc dans Le Parisien . Sur l’équipe de France, l’Euro, son avenir à lui et… la politique. A propos de l’élection présidentielle, il déclare « si on vote avec son portefeuille, on oublie tout, puisque seul l’argent compte (...) je vote par rapport à des convictions ».

Et puis cette étude, dont les résultats sont publiés dans Libération , menée sur plusieurs centaines de salariés, de tous niveaux et de tous milieux, et une conclusion qui n’en surprendra pas beaucoup parmi vous : le stress au travail et la libido ne font pas bon ménage. Trop crevés pour batifoler résume Libé , trop envahis par les problèmes de boulot, le stress qui pollue la vie intime et massacre le sommeil. Trop soumis à l’intrusion du travail à la maison, via les mails, les textos professionnels, les appels à tout heure… De plus en plus de travailleurs en horaires décalés, des temps de transports allongés, des réveils avant l’aube. Vous lirez les témoignages retranscrits par Libé , comme celui de Sabine, 40 ans : « depuis deux ans, mon mari a un employeur qui pense qu’il doit être disponible non-stop. Même quand on se couche, il est souvent appelé. J’en ai tellement marre que je lui ai demandé de faire chambre à part ».

Post tripalius, coitus triste.

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