Par Eric Delvaux

Le dessin de Jonaten du 26-04
Le dessin de Jonaten du 26-04 © Jonaten / Jonaten

Quelles sont les propositions sportives des deux candidats à la présidentielle ? Quelle politique des sports pour demain en France ?

On en aura une idée plus précise après avoir lu les deux interviews que chacun va accorder au journal L'Équipe .

François Hollande ira ce matin dans les locaux de L'Équipe , Nicolas Sarkozy lui emboitera le pas demain. Deux interviews à paraître séparément demain et samedi dans le quotidien sportif.

Comme le rappelle Emmanuel Barretta sur le site de l'hebdomadaire Le Point , François Hollande et Nicolas Sarkozy ont en commun d'aimer le football. Hollande a longtemps supporté le FC Nantes, puis le Club de Monaco, en reconnaissant récemment avec humour qu'il ne leurs a pas porté bonheur, puisque les deux clubs ayant été relégués en Ligue 2.

Nicolas Sarkozy, lui, n'a d'yeux que pour le PSG. A tel point que certains pensent qu'il n'est pas étranger à l'arrivée du Qatar dans le capital du club parisien.

L'hebdomadaire Le Point rappelle que durant le quinquennat Sarkozy, la France a obtenu l'organisation d'une dizaine d'épreuves. Ce sera l'Eurofoot en 2017, également les mondiaux du handball en 2017.

On a aussi en tête l'instabilité des ministres des Sports : Roselyne Bachelot en rivalité avec son secrétaire d'Etat Bernard Laporte ; Rama Yade qui n'a pas laissé dans le sport un souvenir impérissable, puis Chantal Jouanneau et dernièrement, David Douillet. En 2007, Nicolas Sarkozy avait promis que le budget du ministère des Sports s'élèverait à 3 % du budget global. La Loi de Finances 2012 montre qu'on est loin du compte : moins de 0,3 % du budget est consacré aux Sports. On dira poliment que la crise a balayé les ambitions sportives du quinquennat Sarkozy.

Et puis il y a cette boulette dans le prochain budget des Sports, qui concerne les primes des futurs médaillés français des JO de Londres, qui n'ont pas été provisionnées. Cela fait pourtant une belle somme. En 2008, à Pékin, le montant des primes allouées aux athlètes français atteignait tout de même plus de 4 millions d'euros, dont la moitié pour les médaillés paralympiques.

Autre sujet polémique : l'absence de club résidant au Stade de France. En raison de cette absence, l'État paie une lourde pénalité au concessionnaire du Stade de France, une somme qui va crescendo. De 5 millions d'euros en 2011, la pénalité est passée à 12 millions d'euros cette année.

© Eric Delvaux

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