Par Eric Delvaux

Le dessin de Jonaten 28-12
Le dessin de Jonaten 28-12 © Jonaten / Jonaten

Alors que la télévision d'Etat montre des foules de civils et de militaires effondrés de chagrin devant le cercueil et les portraits de Kim Jong Il, comment ne pas douter de ce qui apparait comme une vaste mise en scène, le régime nord-coréen n'ayant jamais cessé de contrôler les médias pour mieux imposer sa propagande. La mort du dictateur a été annoncée 48 heures après le décès, par une présentatrice en larmes à la télévision.

En Corée du Nord, Internet est interdit et oser écouter une radio étrangère relève de la peine de prison. Les postes de radio sont fournis par les autorités avec une seule fréquence, qui diffuse la propagande.

Pas d'internet en Corée du nord, mais beaucoup d'ordinateurs, tous branchés sur un système Intranet, un réseau informatique interne au pays et donc fermement contrôlé par le régime.

En Corée du nord, ceux qui veulent s'informer prennent des risques énormes. Ce sont des actes de résistance. Quelques nouvelles de l'étranger parviennent parfois à filtrer, des cassettes circulent sous le manteau, en provenance de la Corée du sud. Et après des heures de bricolage, quelques radios peuvent parfois capter programmes étrangers.

Alors dans quelle mesure le chagrin montré à la téélvision nord-coréenne est-il sincère ?

Le lavage de cerveau est tel, qu'un dissident qui a pourtant fuit la Corée du nord depuis plusieurs années reconnait avoir fondu en larmes en apprenant la mort de Kim Yong Il.

Et ce lavage de cerveau en Corée du nord risque de perdurer sous le régime du nouvel homme fort. Le fils s'appelle Kim Jong Un, digne successeur du dictateur.

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