Le dessin de Jonaten du 29 décembre
Le dessin de Jonaten du 29 décembre © Jonaten / Jonaten

Le très conservateur premier ministre Viktor Orban vient d'imposer une nouvelle loi électorale qui lui assure son maintien au pouvoir. Une loi faite sur mesure, et voilà comment les Hongrois se retrouvent privés de toute possibilité d'alternance politique.

Un passage en force qui fait fi de tous les principes démocratiques et cette dérive du gouvernement hongrois inquiète non seulement la communauté européenne, mais aussi les Etats-Unis. Hillary Clinton vient de s'en émouvoir dans une lettre envoyée au Premier ministre Viktor Orban.

Or, dans le journal Le Monde de ce jeudi, on lira comment ce même monsieur Orban se fiche du rappel à l'ordre de la communauté internationale. La semaine dernière encore, il a opposé un refus très net quand Bruxelles lui a demandé de retirer deux projets de loi sur la fiscalité hongroise ; les textes avaient été jugés incompatibles avec la législation européenne.

Le premier ministre hongrois a donc décidé de n'en faire qu'à sa tête, et pour mieux se maintenir au pouvoir ; il vient d'ailleurs d'imposer un nouveau redécoupage des circonscriptions. Des coups de ciseaux dans une carte électorale désormais très favorable à son parti, pour mieux se passer des débats au parlement.

Il y a 15 jours, le New York Times publiait des points de vue très critiques sur les dérives du gouvernement hongrois, parlant de régime autoritaire qui s'installe en Europe.

On lisait également dans le New York Times comment les dirigeants européens avaient raté l'occasion de réagir avec fermeté au moment où la Hongrie a pris la présidence de l'Union, au début de l'année 2011.

Dernière illustration de ce régime autoritaire qui se met en place en Hongrie. C'était mardi dernier : deux journalistes ont été licenciés après avoir entamé une grève de la faim pour protester contre l'ingérence du gouvernement dans les médias publics.

A Budapest, la danse hongroise est en train de tourner la tête aux dirigeants du pays.

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Extrait de la danse hongroise n°5 en fa dièse de Johanes Brahms pour piano à 4 mains, interprétée par Michel Beroff et Jean-Philippe Collard

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