Par Eric Delvaux

Le dessin de Jonaten du 30-12
Le dessin de Jonaten du 30-12 © Jonaten / Jonaten

24 ans de contrats entre l'animateur Nicolas Hulot et la chaîne TF1 ; les deux parties n'excluent pas de retravailler un jour ensemble.

L'animateur va se consacrer à sa Fondation pour la Nature et l'Homme. D'ailleurs, TF1 devrait continuer à être l'un des mécènes de la fondation, comme EDF et L’Oréal.

Nicolas Hulot qui quitte TF1, c'est la fin programmée du magazine Ushuaïa, l'une des plus vieilles émissions de la télé, même si dans les faits, il reste trois numéros à diffuser l'an prochain.

Ushuaïa, c'est un business, une marque qui appartient à TF1 et qui a assuré à l'animateur de confortables revenus grâce aux royalties des nombreux produits dérivés.

Une vingtaine d'industriels déclinent la marque Ushuaïa, particulièrement lucrative quand L’Oréal décide, en 1993, de l'utiliser pour commercialiser des gels douche. On retrouve aussi la marque Ushuaïa pour des lunettes, des chaussures de randonnée, des vélos, des livres ou des peluches.

La journaliste Bérangère Bonte qui a rédigé une biographie de Nicolas Hulot l'an dernier, reconnaissait que pour dénouer les fils du business Ushuaïa, il fallait mener une enquête digne de Sherlock Holmes.

D'ailleurs, même la société Eole que Nicolas Hulot a montée pour encaisser les royalties a cessé de publier ses comptes depuis 2006. A l'époque le Canard Enchaîné avait fait les comptes pour conclure que les revenus indirects permettaient à Hulot de doubler son salaire de 33.000 euros que lui versait TF1.

Les rares commentaires de Nicolas Hulot sur le business Ushuaïa, on pouvait les lire dans une interview accordée en avril dernier au magazine Terra Eco. Nicolas Hulot reconnaissait que les royalties étaient en réserve dans sa société et que ce confort matériel lui permettait une disponibilité d'esprit pour mieux s'engager dans son combat.

Nicolas Hulot, 56 ans, va désormais se consacrer à sa fondation. C'est ce que disent ses proches cités ce matin dans Le Parisien Aujourd'hui en France . Et en temps que président de cette fondation, il va observer un devoir de réserve dans la campagne présidentielle.

Surtout, ne pas prendre position, comme le souligne un écologiste, ça l'arrange bien, "car il n'avait pas envie de soutenir Eva Joly ".

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