Le Capybara, un rongeur d'Amérique du sud, sème la zizanie dans les rues de Buenos Aires

Il ressemble à une sorte de marmotte ou de hamster géant. Plus d'un mètre de long, 60 kilos. Et ce charmant herbivore est donc au coeur d'une polémique depuis cet été au pays de Lionel Messi. On parle même de Capybara-gate! Car cette drôle de bête a littéralement envahi les rues paisibles d'un quartier du nord de la capitale argentine. On les voit partout, sur les routes bloquant les voitures, dans les jardins, fouillant dans les poubelles, ou même s'en prenant parfois à de pauvres petits chiens.  

Et l'histoire a tourné à l'affaire d'Etat. Car les capybara n'ont pas élu domicile n'importe où. Dans ce pays, où 42% de la population vit sous le seuil de pauvreté , ils ont investi les quartiers riches et notamment Nordelta, résidence fermée, sous sécurité, destinée à l’élite du pays. Et construite sur une zone humide où vivait jusqu'ici tranquillement les animaux, délogés par les promoteurs. Bref, la nature reprend ses droits sur la spéculation immobilière.

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La ministre de l'intérieur argentine Sabina Frederic a pris position pour les capybara : "c'est une façon pour la nature de rendre aux personnes le mal qui lui a été fait"...  Et voilà les capybara argentins devenus à la fois fers de lance d'une nouvelle forme de lutte des classes.  Et véritable icone de la biodiversité contre la déforestation.  Les réseaux sociaux regorgent désormais d'image détournée de ces rongeurs très politiques.  Comme un Capybara en train de lire le Capital de Karl Max.

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