Une manifestation à la mémoire de Rémi Fraisse à Paris
Une manifestation à la mémoire de Rémi Fraisse à Paris © MaxPPP

Il y a une semaine, une grenade offensive de la gendarmerie causait la mort d’un manifestant de 21 ans, Rémi Fraisse, sur le site du barrage contesté de Sivens, dans le Gard.

Un accident rarissime qui n’était plus arrivé depuis 1977, dans une manifestation antinucléaire à Creys Malville.

Ce week-end, c’est un garçon de huit ans, Hugo qui a été mortellement touché par le palet du match de hockey sur glace Dunkerque/Reims. Ce qui s’était déjà produit mais n’avait jamais eu de conséquence aussi dramatique.

Dans les deux cas les enquêtes sont en cours pour identifier d’éventuelles erreurs, négligences, défaillances...

A moins qu’elles ne concluent au malheureux concours de circonstances, ce qui est tout à fait possible, car répétons-le, le risque zéro n’existe pas !

Ce qu’expliquait très bien sur son site il y a quelques mois la directrice de l’Institut des Hautes études pour la science et la technologie, en soulignant que cette notion de risque zéro peut s’apparenter à de l’utopie.

Car comment s’imaginer un monde intégralement contrôlable où tout serait calculable, mesurable et programmable… Impossible !

Et c’est bien ça qui nous révolte : de ne pas avoir la maitrise du risque.

Car on aura remarqué, continuait la dame, que plus le risque est scientifiquement établi, moins il nous fait peur : voyez les fumeurs qui connaissent les risques et qui les assument, on pourrait en dire autant des automobilistes qui savent à quoi s’en tenir sur l’insécurité routière…

Bref, c’est quand les bases scientifiques du risque ne sont plus assumées qu’il devient insupportable et suscite cette émotion à laquelle on assiste ces derniers jours.

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