C'est un parallèle qui interpelle. On parle beaucoup de ces élections à mi-mandat qui pourraient faire basculer la majorité à la chambre des représentants, mais les Américains votent aussi, ce 4 novembre, sur toute une série de questions locales, dans chaque Etat, où beaucoup de projets sont soumis à l'appréciation des électeurs.

Le "champs de bataille" du barrage de Sivens
Le "champs de bataille" du barrage de Sivens © Radio France

En France, après huit ans d'études, de délibérations et de recours de toutes sortes, on ne sait toujours pas ce que deviendra le projet de barrage de Sivens, dans le Tarn. La ministre de l'Environnement, Ségolène Royal, reçoit ce soir tous les acteurs du dossier pour essayer de trouver une solution, autrement dit un compromis qui ne satisfera personne.

Cette même Ségolène Royal qui n'a eu de cesse de renvoyer la balle au conseil général, en rappelant qu'il était le maitre d'œuvre et donc à ce titre, le seul à même de décider de la suite des évènements. Ce qu'a redit à son tour hier le Président de la République. Mais dans ce cas, pourquoi cette réunion au ministère ? Et pourquoi ne se tient-elle pas à l'hôtel du département du Tarn ?

Peut-être cet épisode entrainera-t-il enfin une vraie réflexion sur les procédures de décision telles que les pratiquent encore une France restée très jacobine, qui parle de démocratie participative mais ne parvient pas à la mettre en mouvement.

Des communes la pratiquent avec succès, pourquoi pas des départements ? Pourquoi pas un référendum sur ce projet de barrage dont on saurait enfin ce qu'en pensent les populations concernées? Et si ce n'est pas possible constitutionnellement, qu'attend-on pour changer la Constitution ?

Pendant ce temps, les électeurs de Californie, par exemple, se prononceront sur la construction d'un casino dans une réserve indienne. Non pas que la démocratie américaine soit exempte de critique, elle aussi, mais il y a partout des exemples à prendre.

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