Cela ne fait pas bon ménage. Cette semaine, deux exemples sont venus rappeler comment la publicité pouvait polluer le travail des journalistes.

Vincent Bolloré
Vincent Bolloré © Radio France / Anne Audigier

La dernière illustration en date vient de Vincent Bolloré, le président de Vivendi, 8ème fortune de France.

Selon le Canard Enchainé, il n'aurait pas du tout apprécié deux articles le concernant parus à un an d'intervalle dans le journalLe Monde . Il a donc décidé, en représailles, de retirer 7 millions d’euros d'investissements publicitaires prévus dans les colonnes du quotidien.

7 millions gelés par Bolloré pour faire comprendre aux actionnaires du journal qu'on ne peut pas laisser tout écrire sur lui. Je vous donne au passage les titres des deux articles en question : « Bolloré, un prédateur si bien élevé » un portrait sans concession et « Bolloré, son monopole sur le port d’Abidjan de plus en plus contesté », où il était question d'abus de position dominante.

La liberté de la presse face à la pub, cela se passe mal également dans le bureau du président d'M6.

Nicolas de Tavernost l'a dit sans scrupules il y a quelques jours : il ne « supporte pas qu'on dise du mal sur sa chaine des clients de la régie pub ». Il a même reconnu exercer quelques pressions au moment du montage des reportages. Par exemple dans le magazine Capital . Et comme le soulignait cette semaine le Figaro , les journalistes d'M6 n'auraient donc pas une totale liberté dans leur travail.

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