Par Yves Decaens

C'est ce matin que Jean-Louis Gallois, ex-patron de la SNCF puis d'EADS, remet son désormais célèbre rapport sur la compétitivité à Jean-Marc Ayrault, qui dira demain ce qu'il en retient ou retiendra.

Des mesures sur l'innovation et sur l'environnement des entreprises sans doute, sur la réduction des charges et la diminution du coût du travail, en revanche c'est moins sûr, en tout cas dans l'immédiat.

On sait que ce choc de compétitivité que Louis Gallois appelle de ses vœux a déjà été revu à la baisse dans les termes par François Hollande lui-même.

Ce rapport Gallois ira-t-il rejoindre la liste des rapports célèbres enterrés ou remis à plus tard, ou encore appliqués à moitié ?

On se souvient du plus célèbre d'entre eux : le rapport Attali sur les moyens de relancer la croissance française, remis à Nicolas Sarkozy en janvier 2009. 20 décisions fondamentales et 316 propositions dont certaines ont été reprises, comme le statut des auto-entrepreneurs. Mais rien d'essentiel là non plus sur la réduction du coût du travail, ce dont l'ancien sherpa de François Mitterrand ne se formalisait pasttrès récemment sur BFM TV.

On verra donc ce que l'actuel gouvernement retient du rapport Gallois. Comme le dit Jean-Pierre Raffarin cité dans Le Figaro ce matin, un rapport, pour être fertile, doit être postérieur au débat (ce qui est un peu le cas s'agissant de la compétitivité).

Sinon, ajoute l'ancien Premier ministre, il risque de jouer le rôle de la muleta… Sachant qu'après la muleta viennent les banderilles et l'estocade.

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