Par Yves Decaens

Un millier de personnes campent sur la Place de la République à Paris, dans un mouvement tout à fait pacifique qui s’étend en région, à Nantes, Lyon et ailleurs, sur le modèle des indignés espagnols ou d’Occupy Wall Street en 2011 aux Etats-Unis.

Mouvement "Nuit Debout", place de la République à Paris, 4 avril 2016.
Mouvement "Nuit Debout", place de la République à Paris, 4 avril 2016. © Benjamin Girette / IP3 / maxppp

A quoi ça se reconnaît ? Allez voir sur slate.fr le mode d’organisation de ces manifestations dont le rituel est aujourd’hui bien connu.

"Comme à Hyde Parc" a dit, ironiquement, le patron du PS Jean-Christophe Cambadélis : allusion au fait que chacun peut prendre la parole... Mais cela va beaucoup plus loin, bien au-delà de la simple contestation de la loi travail. Il suffit d’entendre ces manifestants étudiants, syndicalistes, agriculteurs, zadistes ou intermittents du spectacle, toutes les causes ont droit de cité dans ce que chacun appelle la grande assemblée citoyenne, le lieu de convergence des luttes.

Car le mouvement Nuit Debout a aussi son vocabulaire et son mode d’expression, ce qu’on appelle le microphone humain, technique popularisée par Occupy Wall Street

Un orateur prend la parole au mégaphone et les premiers rangs répètent ses propos qui se répercutent dans la foule. Toute une gestuelle accompagne le débat pour marquer son accord ou son désaccord. C'est un nouveau type de mobilisation que raconte aussi Les Echos ce matin. Un mouvement Nuit Debout qui va déjà fêter sa première semaine.

Des manifestants du mouvement Occupy Wall Street à Broadway, New York.
Des manifestants du mouvement Occupy Wall Street à Broadway, New York. © ANDREW KELLY/EPA/MAXPPP
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