Des chemises déchirées, arrachées, en lambeaux sur les poignets des dirigeants d'Air France paniqués et fuyants... Il ne leur reste que la cravate autour de leur col blanc resté accroché au cou, tout un symbole que ce « col blanc » qui ne veut pas tomber.

 Xavier Broseta, DRH d'Air France, agressés par des salariés, aéroport Roissy - Charles de Gaulle, 5 octobre 2015.
Xavier Broseta, DRH d'Air France, agressés par des salariés, aéroport Roissy - Charles de Gaulle, 5 octobre 2015. © REUTERS/Jacky Naegelen

Une manche de chemise, comme une nouvelle manche de négociation perdue. Des heures de discussions à mouiller la chemise et au final, pour quel résultat ?

Syndicat et direction enfermés dans leur conviction comme dans une camisole. La camisole, c'est justement la traduction latine du mot « chemise », et c'est bien « de force » que cette camisole a été arrachée hier.

Et pourtant, il faudra bien reprendre les négociations, peut-être même lâcher du lest sans donner l'impression de retourner sa veste.

On ne demande pas non plus à chacun, direction et syndicat, de devenir « cul et chemise ».

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Extrait de la chanson "Cul et chemise" d'Anne Sylvestre :

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