Amadou et Mariam
Amadou et Mariam © Benoit Peverelli

C'est devenu la capitale la plus musicienne du monde.

Par la force des choses, jamais Bamako n'avait ainsi résonné d'autant de musiques différentes.

Ils sont un bon millier de musiciens qui se trouvent aujourd'hui rassemblés dans la capitale malienne venus de la moitié nord du pays, quand il était occupé par les djihadistes.

Les trois ethnies principales y cohabitent sans problème : touaregs, songhai et arabes...

Une situation dont ont profité 40 artistes pour enregistrer ensemble une chanson pour la paix, à l'initiative d'une jeune chanteuse guitariste : Fatoumata Diawara

Fatoumata Diawara qui avait expliqué son projet dans la matinale de France Inter en direct de Bamako… Initiative qui prend aujourd'hui d'autant plus de résonnance qu'on est sans nouvelle, au Mali, du musicien et chanteur Sekou Touré, le neveu du légendaire Ali Farka Touré.

Il était en concert dans une petite ville du nord quand les djihadistes sont arrivés, confisquant tous ces instruments du diable. Depuis c'est le silence radio. Personne n'a pu joindre Sékou Touré, dont le dernier titre s'appelait « la paix ».

Sékou Touré dont les artistes maliens espèrent qu'il sera présent lors de ce grand concert en commun qu'un autre grand de la musique malienne, Salif Keita, voudrait organiser à Bamako, dans l'unité...

Ce qui sera difficile, paradoxalement dans ce contexte de liberté retrouvée, les revendications touaregs revenant au devant de la scène…

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