A propos de Calais, faut-il utiliser le mot « jungle » ou préférer « campement » ? Car c'est un choix sémantique qui a du sens, comme lorsqu'on se demandait, il y a quelques mois, si on devait parler de « migrants » , plutôt que de "réfugiés".

Hier le journal britannique The Gardian posait la question :« quel genre de personnes vit dans une jungle? Sont-ils civilisés ? Sont-ils respectables ? Partagent-ils nos valeurs ? »

Parler de jungle, c'est faire le choix de déshumaniser les personnes qui y vivent.

Pour l'éditorialiste du Gardian Joseph Harker, le choix du mot « jungle » est lié à « l'origine moyen-orientale de nombreux des réfugiés de Calais. Comme si les origines arabes représentaient un danger potentiel, et ça renvoie encore une fois à des fantasmes d'hommes primitifs, barbares et non fiables.»

la jungle de Calais peut être évacuée pour sa partie sud
la jungle de Calais peut être évacuée pour sa partie sud © MaxPPP/IP3 Press/Jeremias Gonzalez
L'équipe
Mots-clés :
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.