Manifestation en mémoire de Clément Méric Place Saint Michel
Manifestation en mémoire de Clément Méric Place Saint Michel © REUTERS/Charles Platiau

Il y a toujours une forme d'indécence à écrire sur un mort, à faire de jolies phrases sur la mort d'un prochain.

Ce sont les premiers mots d'une lettre parue ce matin dans Libération , écrite par deux étudiants de Sciences Po, en résonance à la mort de Clément Méric, lui aussi étudiant à Sciences Po.

Parce qu'on peut mourir, non pas comme dit le cliché journalistique « au mauvais moment au mauvais endroit », mais précisément parce que le courage de l'engagement nous a commandé d'être ce qu'on est à chaque instant de la vie.

Ainsi donc, en France, on meurt de nouveau de politique. On tue en France pour crime de gauchisme, on tue en France pour crime de pensée, d'opinion et de militantisme.

Nous revoilà trente ans en arrière, dans le folklore monstrueux des barres de mines, des voltigeurs et des fascistes.

Existe-t-il des assassinats utiles pour les réactions salutaires qu'ils entraineraient ? Non, jamais ! Concluent les deux étudiants de Sciences Po.

Les références
L'équipe
Nous contacter
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.