françois hollande à bamako
françois hollande à bamako © reuters

Mittal, PSA, Goodyear, Pétroplus, le mariage gay et l’intervention militaire au Mali : tous ces sujets réunis dans l’actualité ces jours-ci résument assez bien ce qu’est devenu l’exercice de la politique aujourd’hui.

Mittal, PSA, Goodyear, etc. signent l’échec des politiques qui depuis 30 ou 40 ans, ont abdiqué leurs pouvoirs face au monde économique et financier.

Le suicide de la politique a été théorisé sous les années Reagan et Thatcher. Il est acquis, aujourd’hui, que Wall Street est bien plus puissant que le président Obama, et que le roi de l’acier, Mittal, se contrefiche d’un président de la république française ; il peut ouvrir ou fermer une usine où et quand il veut.

Le monde est donc dirigé par des patrons non élus. Que reste-t-il aux politiques ?

Les réformes de société, la sécurité des citoyens, et le pouvoir de faire la guerre. C’est ainsi que le gouvernement français pousse des réformes qui ne coutent pas un centime le mariage gay fait débat, défraie la chronique, et même s’il ne concerne qu’une ultra minorité, c’est la France entière qui en dispute.

La France fait aussi la guerre au Sahel et là, c’est autrement plus sérieux et plus risqué.

Peu de pays dans le monde ont les moyens d’intervenir sur un autre continent. Très peu ont la volonté politique de le faire. Encore moins ont la légitimité requise ! Dans ce cas d’espèce, la France réunit tous les critères, ce qui n’est pas rien !

Le pays a été tellement obnubilé ces temps-ci par le mariage pour tous sauf pour François Hollande, qu’il a à moitié mesuré la réussite politique de l’intervention de l’armée française en Afrique. On parle régulièrement de « l’ancienne puissance coloniale », avec tout ce que cela implique. Et bien c’est une France libératrice qui intervient en ce moment sur le continent africain !

Et cela nous dit quelque chose sur ce qui reste de la puissance publique dans l’occident démocratique en 20I3.

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