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poilu © Reuters

C'était le 11 novembre 1918 à 10h45, c'est-à-dire un quart d'heure avant la fin officielle des combats, c'est Le Parisien dimanche qui a raconté ça hier.

Le soldat Augustin Trébuchon du 415ème regiment d'infanterie serpente un dernière fois la voie de chemin de fer le long de la Meuse. Llui d'habitude si prudent a survécu à 4 années de boucherie sur le front.

Ce 11 novembre 1918, il sait que l'ennemi n'est qu'à une centaine de mètres sur la colline. Le brouillard s'est levé, rendant une visibilité parfaite.

Une dernière balle allemande siffle et perce son casque : le soldat Trebuchon meurt sur le coup.

Un quart d'heure plus tard, au son du clairon liberateur, lui et ses camarades auraient dû chanter la Marseillaise pour la fin officielle des combats.

Sur la croix de sa tombe, ses supérieurs ont écrit : "Augustin Trébuchon mort pour la France le 10 novembre 1918". Le 10 novembre: un mensonge! Car pour l'armée, mourir ce 11 novembre n'était vraiment pas possible !

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