Après l'explosion d'une bombe artisanale, mardi, dans une classe d'un lycée des Bouches-du-Rhône, leParisien publie les carnets de bord de deux enseignants de banlieue parisienne, témoignages édifiants sur l'enfer que peut être, parfois, le quotidien d'un prof en quartier difficile.

Ce qui n'est pas tout à fait nouveau, mais qui prend des proportions inquiétantes : pas une semaine ne se passe sans qu'un enseignant soit victime d'incivilités, injures, menaces ou même violences physiques, comme l'exprimait déjà la Palme d'or du festival de Cannes en 2008, le film de Laurent Cantet, Entre les murs, dans lequel un prof pouvait aussi craquer.

Entre les murs, ça fait déjà 4 ans. Aujourd'hui se mettent en place progressivement, dans les établissements, les 500 "APS"(Assistants de prévention et de sécurité) voulus par Vincent Peillon, le ministre de l'Education nationale, qui vient de lancer une opération de recrutement de 43.000 postes, majoritairement des enseignants.

Cela peut permettre de faire baisser la tension, peut-être, mais ne résoudra pas tout.Pour que le métier de prof reste, où que ce soit, le plus beau métier du monde.

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