Une Tibétaine devant un portrait du Dalaï-Lama
Une Tibétaine devant un portrait du Dalaï-Lama © Reuters / Navesh Chitrakar

Les menaces à peine voilées de Pékin envers un journaliste de France 24, correspondant en Asie.

Pour les autorités chinoises, Cyril Payen a eu le tort de tourner des images clandestinement au Tibet. Dans ce pays fermé aux journalistes. Durant une semaine, il s'était fait passer pour un touriste, caméscope autour du cou.

Et depuis la diffusion de son reportage il y a quinze jours sur France 24, le journaliste est intimidé par les autorités chinoises qui lui demandent de passer à l'ambassade pour rendre des comptes sur ce qu'elles appellent "les mensonges colportés". Ce qu'il refuse de faire, bien évidemment.

Dans son documentaire 7 jours au Tibet , Cyril Payen montre les conditions de vie des Tibétains sous le joug de la Chine.

Par exemple, comment les Chinois construisent des centrales hydrothermiques dans les lacs pourtant « sacrés » des Tibétains ; comment les lieux de recueillement doivent desormais se faire une place parmi d'immenses centre commerciaux construits par Pékin.

Des images clandestines pour montrer aussi l'omniprésence des policiers dans les rues de Lhassa. Une surveillance sans relâche qui empêche, en principe, tout contact avec les étrangers...

7 jours au Tibet, dans les rues de Lhassa . Extrait du documentaire de Cyril Payen :

Reportage au Tibet dans ce pays ou les policiers en patrouille dans les rues portent des extincteurs sur le dos.

Il faut dire que depuis deux ans, 120 Tibétains se sont immolés par le feu dans les rues de Lhassa.

Depuis la diffusion de ces images clandestines, le grand reporter Cyril Payen, correspondant de France 24 en Asie, est donc recherché par l'ambassade de chine.

Déjà avant la diffusion de ce documentaire, une délégation chinoise s'étaient rendue dans les locaux de France 24 pour empêcher sa diffusion. La direction de la chaîne avait opposé un refus.

Le titre de ce documentaire tourné clandestinement :7 jours au Tibet .

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