C’est un reportage de Louise Couvelaire dans le journal Le Monde de ce mercredi.

: Aulnay-sous-Bois, le 06/02/2017. Marche pour Théo dans le quartier où il a été agressé par des policiers qui l'ont interpellé. Habitants et association de mères de famille ont manifesté leur colère.
: Aulnay-sous-Bois, le 06/02/2017. Marche pour Théo dans le quartier où il a été agressé par des policiers qui l'ont interpellé. Habitants et association de mères de famille ont manifesté leur colère. © Maxppp / Philippe Lavieille/PHOTOPQR/LE PARISIEN

Elle sont les mères, les femmes, les daronnes donc. Les piliers du quartier. "Si on ne les avait pas écoutées, explique Abdel, 20 ans, étudiant en gestion, la cité serait déjà enflammée".

Depuis l’affaire Théo, tout laisse craindre un embrasement général, mais pour l’instant les affrontements avec les policiers et les actes de vandalisme sont restés relativement circonscrits.

La journaliste du Monde raconte les initiatives de ces mamans qui répètent sans relâche à leurs enfants adolescents "qu’il ne faut pas qu’ils donnent une mauvaise image d’eux, qu’il faut laisser à la justice le temps de faire son oeuvre".

Des daronnes qui organisent une marche des mamans au cœur de la cité pour répéter encore et toujours le même message de dignité.

Daronne, le féminin de daron, au XVIIème siècle, le daron c’était le maître de maison au XVIIIème siècle par extension, le daron est devenu synonyme du père et désormais la daronne c’est l’autorité que l’on respecte dans la cité.

On la respecte par ce que c’est la mère et que les enfants savent les épreuves qu’elle a elle-même subies.

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