C'est une réforme initiée en 1990 par Michel Rocard alors Premier ministre, approuvée à l’époque par l’Académie Française et son secrétaire perpétuel Maurice Druon.

Et pourtant il a suffi que l’actuelle ministre de l’Education Nationale Najat Valaud-Belkacem recommande son application dans les nouveaux programmes scolaires pour que se déclenche une de ces polémiques dont on a le secret.

Jusqu’à l’actuelle secrétaire pérpétuelle Hélène Carrère d’Encausse s’étonnant dans un entretien au Figaro qu’on exhume cette vieille réforme dans laquelle disait-elle l’Académie n’avait pris aucune part

Ce qui n’a pas plu à la ministre, laquelle a répondu dans un courrier en s’étonnant à son tour de ces critiques alors mêmes que les rectifications apportées aux nouveaux programmes ont été intégrées dans la 9ème édition du dictionnaire de l’Académie Française, qui a d’ailleurs été consultée l’été dernier et n’a fait aucune remarque

La vérité, ce qu’explique à nouveau Le Figaro , c’est qu’après avoir adopté la réforme en 1990, des académiciens absents au moment du vote, Jean d’Ormesson notamment, ont exprimé des réserves et qu’au final les rectifications de l’orthographe sont devenues de simples recommandations que l’Académie ne souhaitait plus voir imposées par des textes officiels.

Quand on aura rappelé que le ministre de l’Education Xavier Darcos avait déjà déterré la réforme en la recommandant dans les programmes de 2008, sans que personne s’en émeuve, on se demande pourquoi cette polémique aujourd’hui.

C’est attacher beaucoup d’importance aux traits d’union et autres accents circonflexes.

Après tout c’est l’usage qui fait bouger ce qu’on appelle une langue vivante.

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Le cinq sept 2013 - BILLET Yves Pierre Perret la réforme de l'orthographe

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