C’est l’éditorial du Figaro qui donne le ton de ce débat désormais vain, puisque de toute façon il est trop tard.

Faut-il sauver Palmyre? Sous-entendu: sauver les trésors antiques de la ville syrienne tombée aux mains du groupe Etat Islamique.

Un historien spécialiste du proche Orient gréco-romain le dit au journal Le Monde : c’est comme si les islamistes étaient dans la cour du Louvre, détruire Palmyre c’est comme abattre le mont Saint Michel ou Notre Dame de Paris.

Une fois qu’on a dit ça, ce que tout le monde souligne dans tous les journaux, que ce serait une perte énorme pour l’humanité, qu’est ce qu’on fait?

Comme le demande Philippe Gélie dans Le Figaro : peut-on accepter que la communauté internationale ne consente à réagir que lorsque d’antiques vestiges sont menacés alors qu’elle ne bouge pas quand des populations sont massacrées?

C’est avant qu’il eut fallu intervenir comme le souligne aussi Laurent Joffrin dansLibération .

Que les forces américaines n’aient pas réussi à bloquer la progression des jihadistes sur une route en plein désert est incompréhensible.

Et sur ce point les deux journaux sont d’accord pour convenir que les Etats Unis qui s’intéressent avant tout à l’Irak ne savent pas quelle stratégie adopter en Syrie où même les rebelles dits modérés sont noyautés par Al Qaida.

Dans ces conditions au moins peut-on espérer que Palmyre serve d’éléctrochoc et que les occidentaux accordent enfin leurs violons.

Et la ville pillée et rénovée par les romains entrerait à nouveau dans l’histoire.

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