Xavier Dolan et Ken Loach
Xavier Dolan et Ken Loach © Getty Images

And the winner is…. Le britannique Ken Loach a décroché la Palme d’or. Pour la deuxième fois, il rejoint le cercle fermé des doubles palmés : Coppola, Kusturica, les frères Dardenne. Mais pour autant ne fait pas l’unanimité. C’est habituel.

Un palmarès n’est jamais celui que les critiques attendaient. C’est comme la sélection de Didier Deschamp pour l’Euro de football : il manque toujours le joueur qu’il aurait dû choisir à la place de celui qui ne devrait pas être là….

Pour Eric Neuhoff dans Le Figaro , Cannes transforme l’or en plomb : le jury s’est encore plus trompé que d’habitude. Notamment en oubliant au palmarès une comédie intelligente et bouleversante, le film allemand Toni Erdmann dont Libération faisait aussi son favori (pour une fois les deux journaux sont d’accord). Un film qui repart bredouille comme quelques autres que les critiques auraient aimé voir récompensés.

Ce palmarès est fait pour déplaire écrit aussi le site Slate qui regrette que les récompenses cannoises dépendent de la subjectivité de neuf personnes et pas d ‘un consensus critique. Comme s’il pouvait y avoir un consensus critique !

Dans l’histoire de Cannes, rares sont les palmarès qui ont fait l’unanimité. Et c’est justement ce qui fait l’intérêt d’un festival. Sans les surprises et les personnalités différentes des jurys chaque année, Cannes ne serait plus Cannes, le plus important festival du monde….

L'équipe
Mots-clés :
Ce contenu n'est pas ouvert aux commentaires.