Adèle
Adèle © maxppp

La passion du cinéma est une passion bien française. Dévorante au moment de Cannes, que l’on suit de loin, de prés. Même sans voir les films.

La passion du cinéma, c’est de se précipiter mercredi pour voir en salle le film avec Ryan Gosling présenté le même jour au festival, et, sortir de là abasourdi devant tant de beauté vénéneuse.

Voir en salles, c’est important !

Comme le dit Godard, il faut voir les films en levant la tête, plutôt qu’en baissant la tête, devant une télé. D’ailleurs, les Américains, qui n’ont plus la passion du cinéma, ne verront même pas le dernier Soderberg en salles. Le Liberace sortira seulement sur la chaine de télé qui a produit le film !

Il n’y a qu’en France que l’on voit tout !

La passion du cinéma, c’est d’avoir des maîtres. Il y a quelques années, à Cannes, Jim Jarmush remettait un prix au maître de Taiwan, le Chinois Hou Hsiao-sien.

Sur la scène de cannes, Jarmusch s’est incliné, et a dit à Hou Hsiao-hien « vous êtes mon maître, je suis votre élève ».

Cette passion fait que pour rien au monde, on aurait manqué hier la cérémonie. La coupe au bol bicolore d’Agnès Varda, l’apparition hallucinée d’Asia Argento, Kim Novak toujours aussi belle 50 ans après... Et comme le chic du cinéma français, c’est de savoir nous révéler des filles toujours plus craquantes, des actrices aussi belles que talentueuses… Rendons hommage à Marina Vacht, « Jeune et jolie » chez Ozon, à Adèle Exarchopoulos, amoureuse chez Kéchiche, de Emma, la fille aux cheveux bleus, c'est-à-dire Léa Seydoux.

« Le bleu est une couleur chaude », encore plus en fusion avec l’or de la Palme. La passion du cinéma est aussi une passion amoureuse.

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