Deux pleines pages à lire dans le journal Le Monde , ce jeudi, signées Matthieu Suc, qui se demande comment on devient femme de djihadiste.

L'universitaire Géraldine Casutt, qui a écrit une thèse sur le sujet, explique que pour certaines femmes qui ont eu des relations difficiles avec les hommes : rencontrer un djihadiste, c'est comme rencontrer l'homme idéal. Car celui qui est prêt à mourir pour sa religion est perçu comme un homme droit et vertueux.

Quant au mariage, il est religieux plus que civil. Prenez le mariage de Hayat Boumeddiene : elle n'a même pas assisté à son propre mariage avec le futur tueur Koulibali au motif que dans l'islam - je cite l'universitaire- «la future épouse n'est pas obligée d'être présente ». C'est le père de la mariée qui a fait autorité à la cérémonie.

Hayat Boumeddiene et Amedi Coulibaly
Hayat Boumeddiene et Amedi Coulibaly ©

Enfin, dans une écoute téléphonique de la police retranscrite dans le journal Le Monde , un membre d'une filière afghane raconte, hilare, les trois questions posées à sa promise lors de la cérémonie d'avant mariage. "Acceptes-tu la polygamie ? " ; "Aimes-tu Oussama Ben Laden ?" et "Sais-tu faire à bouffer ? ".

La jeune fille a répondu « Oui » aux trois questions et le mariage a été prononcé.

Extrait de Tu seras ma femme, de Marc Aryan:

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