Pour la ministre de la Culture, c’est non ; Roselyne Bachelot l’a dit cette semaine sur notre antenne.

Elle regrette la participation de Bertrand Cantat au spectacle qui débutera le 19 novembre au   théâtre de la Colline à Paris, un spectacle dont l’artiste doit signer la musique.

Et bien sur le site de ce théâtre, le metteur en scène Wajdi Mouawad prend la défense non pas de Bertrand Cantat, mais de la liberté de travailler quand on a purgé sa peine.

« Je refuse de me substituer à la justice » écrit-il, « car dès lors que les civils décident de se faire justice eux-mêmes, l’Histoire nous a montré que mises à part quelques exceptions éloquentes, ils se sont aventurés sur un terrain glissant où la vengeance a pris le pas sur la complexité des conflits. »

Wajdi Mouawad va jusqu’à mettre en jeu son avenir dans ce théâtre, si ceux qui l'ont nommé, le chef de l’État en l'occurrence, ne lui accordent plus sa confiance.

« Je n’ai » poursuit-il, « en ce sens aucune leçon à recevoir de quelque curé que ce soit. » Brassens, dont on célèbre les 100 ans, l’avait dit avant lui.

  • Extrait musical : La Mauvaise Réputation de Georges Brassens.
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