Regard sur la presse magazine... en ce 1er mai sans presse quotidienne !

Par Eric Delvaux

Le mensuel La Revue : les préférences des chefs d'Etat étrangers dans le choix de prochain hôte de l'Elysée

VSD : le sondage Harris Interactivedonne à François Hollande 10 points d'avance sur son rival : "Une chute qui fait Bling Bling Bling"

L'Echo mulhousien : le vrai visage de ces travailleurs de Mulhouse qui défendent une certaine idée des services publics de la ville

Les détails du débat TV entre Nicolas Sarkozy et François Hollande demain

Ce qui fait débat - par Eric Delvaux

... Au millimètre près ! Même la longueur de la table a fait l'objet de discussion entre les deux camps. Chacun des deux candidats pourra régler sa propre climatisation. Et c'est le réalisateur Jérôme Revon qui a été choisi pour ce sixième débat télévisé de la Vème République, assisté de deux autres réalisateurs ; un pour chacun des candidat.

Un jour sur la toile

Par Hélène Chevallier

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- The Pirate Bay bloqué en Grande-Bretagne. La Haute Cour de Justice a ordonné hier à cinq fournisseurs d'accès à Internet britannique de bloquer l'accès à The Pirate Bay. Jusqu'ici les FAI s'étaient refusés à cette requête de la BPI, la puissante industrie phonographique britannique, arguant que seule une décision de justice les y obligerait. La liste des pays qui bloquent Pirate Bay s'allonge un peu plus puisque la Grande-Bretagne rejoint la Finlande, les Pays Bas et la Belgique. A lire sur le site de la BBC ou du Telegraph.

Portraits de Frontières
Portraits de Frontières © TV5 /

- Portraits de Frontières. Un webdocumentaire de Tawan Arun et Joris Ruhl, partis en voiture explorer trois zones frontalières : celle de Kapikule entre la Bulgarie et la Turquie, Terespol, passage entre la Pologne et la Bielorussie et Vaalimaa entre la Finlande et la Russie. Les internautes circulent à travers des photomontages panoramiques à la rencontre de ceux qui travaillent et vivent sur ces zones.

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- Le futur du jeu de société ? La société française Epawn, traduction pion électronique, propose Arena, une sorte de tablette qui mélange jeu de société et jeu vidéo. Un écran relié à un smartphone permet de jouer à n'importe quel jeu avec des pions qui sont eux bel et bien physiques. Un système qui a fait forte impression au CES de Las Vegas nen janvier dernier. Ses co-fondateurs seraient en négociation avec des grands éditeurs de jeu vidéo et de société.

Le débat de l'avant second tour, point d'orgue de la campagne présidentielle ?

La chronique politique de Stéphane Leneuf, de la rédaction de France Inter

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Dans un peu plus de 24 heures, se tiendra le débat tant attendu entre Nicolas Sarkozy et François Hollande. Un débat d’avant second tour devenu le point d’orgue des campagnes présidentielles. Pour autant, il inverse rarement les intentions de vote.

Depuis le début de la Vème République, cinq débats se sont tenus entre les deux finalistes. L’idée de cette joute télévisée, revient à Valery Giscard d’Estaing.

En 1974, il propose de défier François Mitterrand devant les caméras. Le rituel est lancé. Une seule fois, il n’aura pas lieu : en 2002. Jacques Chirac refuse d’affronter Jean-Marie Le Pen devant les caméras.

- Ce rendez-vous, c’est souvent le moment où les formules assassines fusent, dont certaines ont marqué l’Histoire

Dans ces moments-là, la tactique consiste souvent à montrer que l’adversaire n’est pas infaillible, qu’il faut boxer pour le mettre à terre et, du coup, la formule-choc peut faire très mal. En 1974, Valery Giscard D’Estaing assène à son adversaire : « Vous n’avez pas Monsieur Mitterrand le monopole du cœur » . Le lendemain, Giscard gagne un demi-point dans les sondages et l’emporte finalement avec 50,81%.

Sept ans plus tard, les deux hommes se retrouvent. Mitterrand n’a pas oublié. Giscard revient sur le terrain du passé de son adversaire. Mitterrand le renvoie dans les cordes en le traitant d’homme du passif . En 1988, c’est Jacques Chirac qui se fait sonner par le président sortant. « Ce soir je ne suis pas le Premier ministre et vous n’êtes pas le Président de la République, nous sommes deux candidats à égalité. Vous me permettrez donc de vous appeler Monsieur Mitterrand », lui lance celui qui occupe alors Matignon. « Vous avez tout à fait raison, monsieur le Premier ministre » lui rétorque le président sortant. Chirac est K.O debout.

1995 : pas de petites phrases assassines entre Chirac et Jospin. Le débat est à fleuret moucheté. En 2002, il n’y a pas de débat.

En 2007, l’affrontement est tendu. Ségolène Royale s’énerve lorsqu’on évoque l’accueil des enfants à l’école. « Calmez-vous » lui lance Nicolas Sarkozy. « Non je ne me calmerai pas » , répond-elle. Pendant que la passe d’armes continue, Nicolas Sarkozy sort finalement la phrase qui fini par faire mouche : « Pour être Président de la République, il faut être calme ».

- Autant de débats qui n’ont pas pour autant changé les intentions de vote

Non et c’est bien là le paradoxe. Mis à part en 1974, que ce soit pour Valery Giscard d’Estaing en 1981, ou Ségolène Royal en 2007, jamais les débats de l’entre deux tours n’ont permis aux candidats en retard dans les sondages d’inverser la tendance.

Pourquoi ? Tout simplement parce que ce moment de campagne est avant tout un moment qui sert à mobiliser chaque camp. Un moment, expliquent les politologues, où, comme les votes sont déjà cristallisés, le débat ne fait que confirmer des tendances déjà existantes, car finalement, les électeurs se confortent dans leurs opinions.

Ces débats ont donc une incidence limitée sur le scrutin final. Une influence évaluée autour d’un point.

Dès lors, cet affrontement sert-il à quelque chose ? La réponse est clairement oui : d’abord parce qu’il intéresse les Français. Sept électeurs sur dix seront demain devant leur écran. Et puis ce débat correspond à la nature même de ce scrutin. Les candidats le répètent souvent : la présidentielle, c’est la rencontre d’un homme avec un peuple. Sur le petit écran, c’est également un choc de personnalités. Une manière, aussi, pour les électeurs, de se faire une idée de si prétendants sont à la hauteur ou pas de la fonction suprême.

La faute aux médias

L'histoire du jour, par Eric Delvaux

Ca n'est pas nouveau, on connait la ritournelle. Mais depuis que France 2 a passé une bonne partie de la soirée du 22 avril à commenter des estimations qui aggravaient le score de Nicolas Sarkozy, la droite et son leader ne décolèrent pas. Dernier en date : l'essayiste et conseiller élyséen Alain Minc, dans l'Express .

L'équipe

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Carrefour cinq sept

Carrefour cinq sept

Le Carrefour du 6/7 du 27 juin